Les femmes autochtones (Premières Nations, Inuit et Métis) au Canada subissent plusieurs niveaux de discrimination et de difficultés. Elles portent, entre autres, sur les éléments suivants : l’impact des politiques gouvernementales que le Canada a toujours eues (en particulier les pensionnats) et la double discrimination basée sur la race et le genre. Le discrédit de la culture et du tissu social autochtones a eu de lourdes conséquences pour les femmes autochtones.
Violence
Les femmes autochtones connaissent un taux alarmant de violence. Les femmes autochtones sont huit fois plus à risque d’être assassinées et trois plus à risque d’être abusées par leur partenaire que les femmes non autochtones. Pour les femmes inuites, le taux de violence est 14 fois plus élevé que la moyenne nationale. Le nombre élevé de femmes et de jeunes filles autochtones portées disparues ou assassinées au Canada est révélateur de ce problème. Le racisme, le sexisme, la pauvreté, l’abus de drogues, les politiques gouvernementales et la marginalisation contribuent à cette violence.
Pauvreté
Les femmes autochtones connaissent des niveaux de chômage élevés, ont de faibles salaires et reçoivent de l’aide sociale. Comme conséquence, elles ont des taux élevés de maladies liées à la pauvreté, comme le diabète, |
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l’obésité et une mauvaise alimentation. Le taux de chômage chez les femmes autochtones est de 13,5 % par rapport à 6,4 % chez les femmes non autochtones. En 2005, les femmes autochtones ont reçu un revenu médian de 15 600 $, soit 3 600 $ de moins que les femmes non autochtones. Les femmes autochtones sont concentrées dans les emplois à faibles salaires; 59 % travaillent dans les secteurs des ventes, des services, de la finance ou occupent des emplois d’administration. En plus de la marginalisation des femmes et des enfants autochtones, il faut ajouter le sous-financement des services d’aide à l’enfance dans les réserves.
Éducation
En dépit des nombreux défis, les femmes autochtones sont fortes et résilientes. Cette force s’observe dans les niveaux d’éducation des femmes autochtones. Le nombre de femmes autochtones qui vont à l’école est plus élevé que celui des femmes non autochtones et des hommes autochtones. Les femmes autochtones sont presque deux fois plus nombreuses (7,1 % contre 4,5 %) que les hommes autochtones à détenir un certificat ou un diplôme universitaire. Et ceci, en dépit du fait que plusieurs femmes autochtones élèvent leurs enfants seules et dans la pauvreté. Un indice de fécondité élevé (2,6 enfants contre 1,5) signifie que les femmes autochtones ont besoin de soutien familial, social et économique pour atteindre leurs objectifs d’éducation et de carrière. |