L’avortement, c’est un droit
Au Canada, l’avortement a été décriminalisé en 1988. Pourtant, à peine 15 % des hôpitaux offrent des services d’avortement. À l’Île-du-Prince-Édouard, les femmes n’ont pas accès à de tels services. Au Nouveau-Brunswick, le gouvernement provincial refuse de financer les cliniques privées qui pratiquent des avortements. En acceptant une telle situation, le Canada enfreint carrément ses engagements internationaux. Qui plus est, il contrevient à la Loi canadienne sur la santé, selon laquelle il ne doit y avoir aucun obstacle au financement des services de santé assurés.
Érosion des droits des femmes en matière de procréation
Durant la dernière session parlementaire, la Chambre des communes a été saisie de plusieurs projets de loi émanant de députés. Ces textes législatifs, s’ils avaient été adoptés, auraient érodé le droit à l’avortement. Présentés comme des instruments permettant de protéger les femmes enceintes contre la violence, ces projets de loi ne proposaient, en réalité, strictement rien pour enrayer la violence. En revanche, ils ouvraient la voie à la reconnaissance du fœtus comme entité juridique, une avenue très dangereuse pour les droits des femmes. |
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comme entité juridique, une avenue très dangereuse pour les droits des femmes.
Accès aux renseignements en matière de santé
L’accessibilité ne se limite pas à l’accès aux services; cela englobe aussi l’accès à l’information. En 2007, le gouvernement a fermé le site du Réseau canadien de la santé, coupant ainsi l’accès de la population canadienne à une source extraordinaire de renseignements fiables sur la santé sexuelle et génésique.
Initiative sur la santé maternelle du G8/G20
En juin 2010, le gouvernement Harper a refusé d’inclure le financement de l’avortement dans l’initiative sur la santé maternelle qu’il présenterait au sommet du G8/G20. Chaque année, environ 70 000 femmes meurent des suites d’un avortement clandestin. La décision du gouvernement ne fera qu’alourdir ce triste bilan et ne présage rien de bon pour les Canadiennes. En effet, en niant le droit des femmes d’autres pays à des avortements sécuritaires, le gouvernement du Canada a clairement indiqué qu’il s’opposait à l’avortement pour des raisons idéologiques. |