Le bien-être des femmes au Canada est influencé par des facteurs sociaux, culturels, politiques et économiques qui ont des incidences différentes sur les femmes et les hommes. Se pencher sur la santé des femmes, tel que souligné dans le Programme d’action de Beijing (1995), est un engagement envers l’égalité des genres.
Le genre détermine l’accès des femmes au traitement, la capacité de financer des soins de santé additionnels, les responsabilités domestiques et la sécurité sans violence. Il est important que les femmes aient accès à la fois à l’éducation à la santé et aux services médicaux dans un environnement axé sur les besoins des femmes.
Facteurs pouvant limiter l’accès :
- La géographie : dans certaines communautés rurales, éloignées ou nordiques, l’éducation à la santé, les infrastructures de soins et les fournisseurs de soins peuvent se faire rares ou ne pas être disponibles.
- La pauvreté : le transport, le prix des aliments, l’hébergement et les coûts de services de garde peuvent avoir un effet dissuasif important à la recherche de soins au moment opportun. Les médicaments, les fournitures médicales et les centres de soins de santé sont hors de portée pour plusieurs personnes. La culture : la langue, le genre et les mœurs culturelles peuvent avoir une incidence négative.
Les handicaps : les handicaps ont un impact considérable sur l’accès aux soins de santé. |
|
Les femmes autochtones et les femmes immigrantes
Le manque d’accès aux examens médicaux routiniers de dépistage, comme le frottis vaginal, les mammographies et les tests sanguins peuvent influencer négativement l’état de santé de ce segment de la population. Le diabète maternel et les troubles du spectre de l’alcoolisation fœtale peuvent jouer un rôle important sur la santé maternelle et infantile.
Les maladies cardiaques
C’est la première cause de décès des femmes et le genre y joue un rôle. Une éducation proactive est nécessaire au sujet des risques pour les femmes, dont le besoin de limiter la consommation de sodium et de se pencher sur les habitudes de vie, comme le tabagisme qui nuit aux femmes.
Les travailleuses du sexe et les femmes marginalisées
Ces femmes connaissent les pires problèmes de santé en raison de l’abus de drogue, de traumatismes, du VIH/sida, des maladies transmises sexuellement et de la violence.
Les soignantes
Les soignantes qui s’occupent de leurs parents âgés, de leurs enfants et des adultes ayant un handicap sont à risque d’éprouver de l’anxiété, de vivre une dépression, du stress et des problèmes de santé mentale. La santé mentale des femmes est définie et traitée de manière différente de celle des hommes. Le stress et les traumatismes sont endurés en silence, principalement parce qu’on perçoit que la responsabilité d’offrir des soins relève des femmes. |