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La Coalition spéciale pour l'égalité des femmes et les droits de la personne
 

 

•  LE TYPE DE VIOLENCE PERPÉTRÉE AU SOMMET DU G8 NE CESSERA QUE LORSQUE SES CAUSES SERONT ENRAYÉES 
Il faut soutenir les organisations de femmes au lieu de les priver de financement
 - le 6 juillet 2010
•  Les principaux groupes de femmes et de défense des droits reproductifs exhortent le premier ministre canadien et les dirigeants du G8 de traiter des services de planification des naissances et d’avortement lors du sommet  - le 22 juin 2010
•  LETTRE Á STEPHEN HARPER  - le 22 juin 2010
•  COMPRESSIONS DE CONDITION FÉMININE CANADA - le 6 mai 2010
•   CE N’EST PAS CE QUE VEUT DIRE ÉGALITÉ!  - le 8 mars 2010
•   METTRE FIN À L’ « HARPOCRISIE » DEVANT LE PROGRÈS DES FEMMES - le 3 mars 2010
•   ON NE JOUE PAS AVEC LA VIE DES FEMMES - le 3 mars 2010
•   Prorogation H(arper)   -  le 24 février 2010
•   La prorogation de Harper - communiqué -  le 16 février 2010
•   Les aides familiales résidantes laissées pour compte dans le livre rose - communiqué - le 16 février 2010
•   Le registre des armes d’épaule - communiqué -  le 11 février 2010

• 

Un père monoparental a été licencié en raisons de ses obligations liées á la garde de son enfant - communiqué - le 11 février 2010
  Un mauvais jour pour le Canada - communiqué - le 8 février 2010
  Les femmes restent solidaires avec les travailleuses des musées d’Ottawa - le 9 decémbre 2009
•   Les femmes et le Régime d’a.-e. - le 7 octobre 2009 - communiqué
•   Stephen Harper et l' équité salariale - le 16 juin 2009
•   Les femmes sont peu impressionnées par le bilan économique de Stephen Harper - le 12 juin 2009 - communiqué
•   Cher Monsieur Harper, En préparation du prochain budget, la Coalition spéciale pour l'égalité des femmes et les droits de la personne souhaite attirer votre attention sur des mesures budgétaires qui favoriseraient l'égalité des femmes au Canada et donc contribueraient à renforcer l'économie du pays. - le 20 jan. 2009 - Lettre
•   Ce gouvernement de coalition est bon pour les femmes - le 4 déc. 2008 - communiqué
•   Les Conservateurs ont tort de demander des protestations contre le gouvernement de coalition le jour marquant la revendication de mettre fin à la violence faite aux femmes, selon les groupes de femmes - le 3 déc. 2008 - communiqué
•   Des représentantes de groupes de femmes à travers le pays lancent un vigoureux message au nouveau Parlement: les femmes vous observent - le 18 nov. 2008 - communiqué
•   "Ce prix n'a pas été conçu pour lui" : des groupes de femmes sont préoccupés que l'organisme Condition féminine Canada ait accordé un honneur historique à un entrepreneur masculin de la mode - le 10 nov. 2008 - communiqué
•   Le débat des chefs doit aborder les préoccupations des femmes - le 2 oct. 2008 - communiqué

 

Combattre le projet de loi C-484
Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) dénonce le projet de loi C-484 - Communiqué
 
Services de garde
Congrès du travail du Canada: Pourquoi un programme de services de garde d’enfants est-il important?
 
Déclaration pour la Campagne du 10 décembre en faveur de l'égalité et des droits humains des femmes
Le 10 décembre 2006, Journée internationale des droits de la personne des Nations Unies, marquera le 25e anniversaire de la ratification par le Canada de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes de l'ONU (CEDEF). Plutôt que de célébrer ce jalon historique, les femmes du Canada se mobilisent pour s'assurer que les gouvernements honorent et respectent leurs engagements nationaux et internationaux envers les droits humains. Depuis plusieurs mois déjà, le gouvernement fédéral adopte des mesures qui font fi des réalités de la plupart des femmes et restreignent leur accès à la justice, en plus de se désister de ses propres engagements à promouvoir les droits humains des femmes.
•  Voir la déclaration  
•  Voir les signataires individuelles  
•  Voir les signataires des groupes
     
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Les discussions du Comité permanent de la condition féminine (FEWO)  
•  le jeudi 5 octobre 2006  
•  Rapport 9 - Compressions budgétaires annoncées le 25 septembre 2006 et du nouveau mandat de la Condition Féminine Canada (Adopté par le Comité le 19 octobre 2006; Présenté à la Chambre le 3 novembre 2006)
•  Rapport 10 - Compressions imposées à Condition féminine Canada (Adopté par le Comité le 7 novembre 2006; Présenté à la Chambre le 22 novembre 2006)
•  le mercredi 6 décembre 2006  
•  le mercredi 13 décembre 2006  
•  le jeudi 1 février 2007  
•  le mercredi 7 février 2007  
•  le mercredi 14 février 2007  
   
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Présentations et communiqués:  
•  l'Alliance de la Fonction publique du Canada  
•  Collectif Féminisme et Démocratie  
•  Conseil d'intervention pour l'accès des femmes au travail (le 29 novembre) - téléchargez  
•  Conseil d'intervention pour l'accès des femmes au travail (le 14 février) - téléchargez  
•  Conseil du statut de la femme du Québec (CSF)  
•  L'Institut canadien de recherches sur les femmes - téléchargez  
     
     
Feuillets d'information  
•  ICREF: l’épreuve de la réalité  
     
     
Médias  
•  sisyphe.org Respect des droits des femmes - "Stephen Harper est pris en flagrant délit de tromperie"
•  alternatives.ca La fin d’une époque?  
•  cyberpresse.ca Des coupes " idéologiques "...  
•  Le Devoir.com Contestation judiciaire: un pas en arrière
       
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Promesse faite, promesse non tenue  
•  l’engagement envers la CEDEF  
•  la promesse de Harper (en anglais)
     
     
Le programme anti-féministe  
•  congresdutravail.ca Article du CTC  
•  Le Devoir.com Batman contre les féministes  
•  cybersolidaires.typepad.com Des hommes contre le féminisme  
•  La Presse Harper et les femmes
     
 
 
La Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la  personne
le 6 juillet 2010
LE TYPE DE VIOLENCE PERPÉTRÉE AU SOMMET DU G8 NE CESSERA QUE LORSQUE SES CAUSES SERONT ENRAYÉES
Il faut soutenir les organisations de femmes au lieu de les priver de financement
Les allégations faites concernant les menaces de viol collectif et d’agression sexuelle qui auraient été proférées par des agents de police à l’encontre de manifestantes au sommet du G8 démontrent bien la nécessité de soutenir les organisations de femmes au lieu de les priver de financement, a indiqué aujourd’hui la porte-parole de la Coalition spéciale pour l'égalité des femmes et les droits de la personne. Plusieurs des organisations féminines (plus d’une vingtaine) ayant perdu le financement du gouvernement Harper, en mars dernier, travaillent à l’éradication de la violence faite aux femmes.

 « Les allégations d’agressions sexuelles aux sommets du G8 et du G20 signalent un problème beaucoup plus important au sein de notre société canadienne dans son ensemble : celui du recours à la violence sexuelle pour intimider les femmes et les faire taire », a déclaré Claire Tremblay, de la Coalition spéciale pour l'égalité des femmes et les droits de la personne. « Aucune femme ne devrait être agressée sexuellement, point à la ligne. Et aucune femme ne devrait être agressée sexuellement, ni menacée de viol collectif pour avoir voulu exercer son droit à la liberté d’expression ».

La semaine dernière, une journaliste pigiste de Montréal a déclaré avoir été menacée à plusieurs reprises de viol collectif par des agents de police, tandis qu’une autre journaliste et plusieurs manifestantes ont allégué avoir été harcelées sexuellement et verbalement. De nombreuses plaintes ont été portées par des manifestantes qui soutiennent avoir fait l’objet d’une fouille corporelle inappropriée par des agents de police masculins. 

Les actes de violence du sommet du G8 coïncident avec la parution d’un rapport sans précédent de Statistique Canada révélant que les actes de violence faite aux femmes par un copain ou un conjoint ont enregistré une hausse de 40 % de 2004 à 2008. Une autre étude, effectuée par Santé Canada en 2003, indique que 53 % des Canadiennes auraient été agressées sexuellement dans leur enfance. Les taux de violence faite aux femmes autochtones et aux femmes membres d’une minorité visible seraient encore plus élevés.

Malgré ces statistiques, le gouvernement Harper s’entête à priver de financement les organisations qui luttent contre la violence faite aux Canadiennes, sous toutes ses formes, y compris la violence sexuelle. En mars, il a refusé des fonds à 24 organisations, dont certaines effectuent des travaux de recherche sur les causes de la violence faite aux femmes.

 « Le refus constant du gouvernement Harper de financer les organisations qui effectuent de la recherche dans le but de mettre fin à la violence faite aux femmes signifie que le Canada peut s’attendre à ce que les causes sociétales sous-jacentes au type de violence perpétrée lors des sommets du G8 et du G20 continuent à avoir cours sans entrave aucune, a indiqué Eileen Morrow de la Coalition spéciale pour l'égalité des femmes et les droits de la personne, ce qui est tout à fait inacceptable ».

Parmi les organisations privées de financement par le gouvernement Harper et qui effectuent de la recherche et de la promotion en vue de mettre fin à la violence faite aux femmes, on retrouve l’Institut canadien de recherches sur les femmes (ICREF), le Fonds d'action et d'éducation juridiques pour les femmes (FAEJ) et le Conseil des femmes de l’Assemblée des Premières Nations.

Il existe aussi d’autres organisations qui offrent du soutien aux femmes ayant été victimes de violence, notamment l’Ontario Association of Interval and Transition Houses (Association des foyers de transition de l’Ontario – OAITH) et la Fondation autochtone de guérison. L’OAITH est une coalition de 75 membres, dont la majorité est formée de refuges d’urgence pour les femmes victimes de violence. Quant à elle, la Fondation autochtone de guérison offre des services de soutien aux femmes victimes de violence. En outre, plusieurs centres de rétablissement, comme le Foyer pour femmes autochtones de Montréal ont été affectés par ces compressions brutales au financement qui leur été accordé. Au nombre des organisations privées de financement, se retrouvent aussi celles qui fournissent de l’assistance indirecte aux victimes de violence, notamment les services de recherche d’emploi et de formation dont les femmes dépendantes de leur agresseur sur le plan économique ont besoin pour s’en sortir.

Tout récemment, la Coalition d’Ottawa contre la violence faite aux femmes a organisé une veille au Monument des droits de la personne afin de souligner l’importance cruciale de mettre fin à la violence faite aux femmes. La veille, qui a eu lieu mercredi dernier, coïncidait avec l’arrestation de Camille Cleroux, accusé du meurtre de trois femmes de la région d’Ottawa.

« En refusant de continuer à financer les organisations qui luttent contre la violence faite aux femmes, le gouvernement Harper laisse entendre qu’il ne s’agit pas là d’un problème grave dont la résolution nécessite tout le soutien possible », a déclaré Eileen Morrow de la Coalition spéciale pour l'égalité des femmes et les droits de la personne. « L’éradication du taux disproportionné de violence perpétrée contre plus de 50 % de la population canadienne vaut bien qu’on y consacre une partie de nos impôts. Les organisations de femmes ont besoin de soutien, pas d’obstacles financiers ».
 
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La Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la  personne
le 22 juin 2010
Les principaux groupes de femmes et de défense des droits reproductifs exhortent le premier ministre canadien et les dirigeants du G8 de traiter des services de planification des naissances et d’avortement lors du sommet.

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Les principaux groupes de femmes et de défense des droits reproductifs exhortent le premier ministre canadien et les dirigeants du G8 de traiter des services de planification des naissances et d’avortement lors du sommet.

Ottawa, 22 juin 2010 – La Coalition spéciale pour l'égalité des femmes et les droits de la personne, National Abortion Federation Canada, Action Canada pour la population et de développement (ACPD, la Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN) et l’Alliance féministe pour l’action internationale (AFAI) ont interpellé aujourd’hui le premier ministre Stephen Harper et les dirigeants du G8 afin que ces derniers incluent les services de planification des naissances et d’avortement dans le plan du G8 concernant la santé maternelle et infantile. 

Les groupes ont rappelé au premier ministre Harper les innombrables preuves scientifiques à l’effet que l’accès à des services d’avortement légaux et sécuritaires contribue à la santé des femmes et permet de sauver des vies. Les avortements non sécuritaires demeurent l’une des principales causes de mortalité maternelle dans les pays en développement. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près de 70 000 femmes meurent chaque année des suites d’avortement non sécuritaire et des millions d’autres en gardent des séquelles, souvent permanentes.    

L’an dernier, au sommet du G8 en Italie, les chefs de gouvernements ont convenu que la santé maternelle et infantile était l’un des problèmes de santé les plus urgents du monde. Ils se sont engagés à « accélérer les progrès… en matière de santé maternelle, notamment par des soins de santé sexuelle et génésique et des services de planification familiale volontaire ».

Il est impératif que les travaux du G8 au Canada poursuivent dans cette voie, au lieu de revenir sur des engagements précédents.  

Les groupes ont remis au premier ministre Harper des lettres signées par plus d’une centaine d’organismes internationaux des pays membres et non membres du G8, y compris des lettres provenant de cinq anciens directeurs de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), d’un ancien premier ministre du Japon, de parlementaires de 18 pays différents, ainsi que d’organisations issues de la société civile comme Save the Children Allemagne, Amnistie internationale, Vision mondiale Allemagne et OXFAM France.   

 

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La Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la  personne
le 22 juin 2010
Lettre à Stephen Harper


Monsieur le Premier ministre,

Nous sommes un groupe de coalitions, d’organisations et de citoyennes et citoyens soucieux qui vous demande de revenir sur votre décision d’exclure le financement des soins de santé de la reproduction, y compris des services d’avortement sans risques, dans le cadre du programme de soins de santé maternelle et infantile du G8. 

Dans les pays en voie de développement :

   •   De 19 à 20 millions de femmes ont recours à l’avortement pratiqué dans des conditions non sécuritaires (et habituellement illégales) chaque année.

   •   Treize pour cent de tous les décès liés à la grossesse sont occasionnés par des avortements non sécuritaires, soit environ 70 000 décès chaque année.

   •   Huit millions de femmes ont des complications suffisamment graves pour nécessiter un traitement médical et trois millions d’entre elles ne sont jamais traitées.

   •   En Afrique, on compte 700 décès maternels pour 100 000 avortements en raison de pratiques non sécuritaires.

La moitié des femmes dans le monde subiront au moins un avortement durant leur vie. Malheureusement, 220 000 enfants dans le monde entier perdent leur mère chaque année en raison d’un décès lié à l’avortement. Ces enfants sont dix fois plus susceptibles de mourir au cours des deux années suivant le décès de leur mère. Le risque de mourir des enfants de moins d’un an est de 80 % et plus de la moitié des enfants de moins de cinq ans n’atteindront pas l’âge adulte. À défaut de financer des services d’avortement sans risques, un nombre incalculable d’enfants et de mères mourra.

Le défaut de financer des avortements sans risques ne fera qu’aggraver le traumatisme de femmes et de jeunes filles dans de nombreuses régions d’Afrique où le viol est une arme de guerre. Comme l’affirmait récemment Rose DiManno du Toronto Star : « Dans un contexte de guerre et de violence sexuelle, l’avortement est devenu un moyen de contraception après un viol. Pour d’innombrables femmes et jeunes filles, l’avortement pourrait ranimer une lueur d’espoir de reprendre la vie où elle a été cruellement interrompue. »

Le Canada s’est engagé envers les Nations Unies à tenter de fournir une gamme complète de services de santé reproductive, y compris des services d’avortement dans les pays où la loi le permet ainsi que la gestion de complications résultant d’un avortement pratiqué dans des conditions non sécuritaires. Le gouvernement canadien a financé ces services de façon constante.

Notons que le Canada était signataire de l’accord international, qui avait été conclu lors de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) en 1994, auquel 179 gouvernements, dont le Canada, s’engageaient à fournir l’accès universel à une gamme complète de méthodes de planification familiale sécuritaires et fiables d’ici 2015. En juin 2009, le Canada a endossé une résolution fondamentale du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies selon laquelle la mortalité et la morbidité maternelles seraient désormais reconnues comme des atteintes graves aux droits humains. Seulement l’an dernier, le Canada et tous les leaders à la réunion du G8 qui s’est tenue en Italie ont appuyé le Consensus pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant. Ce document stipule que « des conseils, des services et des ressources de planification familiale sont essentiels pour promouvoir la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant. » 

Essentiellement, M. Harper, vous avez souligné à maintes reprises que l’obligation de rendre compte sera le thème principal de la réunion du G8 qui aura lieu au Canada. En regard de cette priorité, nous espérons que cette obligation s’appliquera aux promesses et aux engagements antérieurs pris par le Canada envers le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, le CIPD, et durant la quatrième Conférence mondiale sur les femmes.

Dans les pays en voie de développement, les organismes d’aide et les cliniques de soins de santé fournissent généralement un éventail complet des soins de santé reproductive puisqu’il s’agit du moyen le plus efficace et le plus rentable de sauver le plus grand nombre de vies possible. Cependant, pour recevoir du financement du gouvernement canadien, ces groupes devront désormais séparer leurs programmes, créant ainsi des barrières et des problèmes administratifs coûteux. De plus, les groupes qui refusent d’être complices des morts inutiles de femmes ayant recours à l’avortement pourront renoncer entièrement au financement canadien, ce qui aura pour résultat de réduire sinon d’éliminer leur capacité à fournir d’autres soins de santé de base.

Nous vous demandons instamment de vous engager à financer la gamme complète de soins de santé reproductive destinés aux femmes, y compris des services d’avortement sans risques dans les pays où l’avortement est légal, et des soins après-avortement de qualité pour les femmes qui ont des blessures par suite d’un avortement pratiqué dans de mauvaises conditions de sécurité.  Ce geste de votre part dépolitiserait votre initiative du G8, d’autre part admirable, qui vise à promouvoir la santé maternelle et de l’enfant, mais plus important encore, à sauver la vie d’innombrables femmes et enfants.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’assurance de nos sentiments distingués.  

Abortion Right Coalition of Canada, ARCC-CDAC

Joyce Arthur, Pro-Choice Action Network

Action Canada for Population and Development

Shelly Blanco , Coalition for Reproductive Choice, Manitoba

The Ad Hoc Coalition for Women's Equality and Human Rights / La Coalition spéciale pour l'égalité des femmes et les droits de la personne

Professor Susan B. Boyd, Chair in Feminist Legal Studies,
Faculty of Law, University of British Columbia

Alliance des femmes de la francophonie canadienne Lucinda Brooks
Avalon Sexual Assault Centre, Irene Smith, Executive Director

Anita Chambers

BC Civil Liberties Association, Jason Grat, Vice-President

Madelyn Cochrane

BC Society of Transition Houses, Rebecca Haskell, Project Coordinator Dr. Evan Collins, MD, FRCPC, Hassle Free Clinic
BC Women’s Liberal Commission, Mary Pynenburg VP, BC and Yukon Policy Chair, National Women’s Liberal Commission (NWLC) Shelley Cooper-Stephenson, RN, BSN, MCEd, CNM
Women's Health Advocate, Nurse/Midwife

Canadian Arab Federation, Khaled Mouammar, National President

Nicole Cote

Canadian Federation of Business and Professional Women's Clubs

Anne Dagenais Guertin

Canadian Federation of Nurses Unions, Linda Silas, President

Arnaud Deharte

Canadian Federation of Students
Leslie Dolan 
Canadian Federation of University Women

Sylvie Duverger

Canadian Feminist Alliance for International Action

Simone Fidelman. Counsellor,
Stopping the Violence Program, Salt Spring Island

Canadian Labour Congress

Maureen Forbes, Community Development Coordinator
Peterborough AIDS Resource Network

Canadian Research Institute for the Advancement of Women

Sandra K. Frederiks

Canadian Society for International Health, Janet Hatcher Roberts,  Executive Director Shelley A.M. Gavigan, Professor
Osgoode Hall Law School, York University
Canadian Treatment Action Council

Dr. Joyce Green. President, University of Regina

Canadian Union of Postal Workers

Ross Harvey, Executive Director, BC Persons With AIDS Society

Canadian Union of Public Employees

Heather Holland, Executive Director, Planned Parenthood Ottawa

Canadian Women's Foundation

Candace Holt, MA, Women's Counselor,
Nelson Community Services, Nelson, BC

Central Alberta AIDS Network Society, Jennifer Vanderschaeghe, Executive Director

Sarvenaz Kermanshahi

Child Care Advocacy Association of Canada

Edward Jackson 

Communications, Energy and Paperworkers Union of Canada

Ainsley Jenicek, Chargée de projets,
Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN)

Fédération des femmes du Québec

Hélène Lagacé

Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN)

Simone Leibovitch

Feminists for Just and Equitable Public Policy (FemJEPP)

Sadie Litchfield

Global Alliance Against Traffic in Women –Canada (GAATW-Canada), Shauna Paull

Abby Lippman, Professor, McGill University

Halifax Legal Education and Action Fund

Janis Lockwood

Hassle Free Clinic

Arlene MacDonald, Executive Director
Pictou County Centre for Sexual Health

Human Rights Research and Education Centre, Sonya Nigam, Executive Director

Albert McNutt

International Civil Liberties Monitoring Group / Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles, National Co-ordinator, Roch Tasse

Mary C. Milliken, PhD Candidate, Sociology, UNBF

The Kitchen Table Collective, Regina Saskatchewan, Dr. Darlene Juschka (Treasurer)

Liza Miles

la Ligue des droits et libertés, Nicole Filion, Coordonnatrice
Lynn Morgan, Management Consultant 
MATCH International

Christine Moore

The McLeod Group, Ian Millie

Mary Morison, Executive Staff,
Elementary Teachers' Federation of Ontario

The Morgentaler Clinics of Canada

Michelle Munro

National Association of Women and the Law

Rita Murphy, Stopping the Violence Counselor,
Sea to Sky Community Services Society

National Associations Active in Criminal Justice (NAACJ),
Susan Haines, Executive Director

National Council of Women of Canada

Katherine Murray, Chair, Gender/Sexuality Women's Study
Simon Fraser University

New Brunswick Advisory Council on the Status of Women

Alex Neve, Secretary General
Amnesty International Canada (English branch)

Ontario Association of Interval and Transition Houses

Brent Oliver, PHD Student
University of Calgary, Faculty of Social Work

Oxfam Canada
Prairie Lily Feminist Society,
Amber Fletcher

Jennifer Quam, Police Based Victim Services Coordinator, Adult Literacy Coordinator, Robson Valley Support Society

Provincial Advisory Council on the Status of Women, Newfoundland and Labrador

Caroline Paquette, Administrative Assistant/ Adjointe administrative
CRIAW-ICREF

Public Service Alliance of Canada

Gordon W. Perkin OC,MD 

Regroupement provincial des maisons d’hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale Marion Pollack, Canadian Union of Postal Workers
Sexual Health Access Alberta,
Laura Wershler, Executive Director

Patrick Powers, Montreal Board Member, Abortion Rights Coalition of Canada and Sexual Health Network of Quebec

le Syndicat des employées et employés de Droits et Démocratie Colleen Purdon
Transition House Association of Nova Scotia Perri Ravon
United Steelworkers of America, Canadian National Office, Doug Olthuis

Sanda Rodgers, Professor,
Faculty of Law, University of Ottawa

University of Regina Faculty Association's Status of Women Committee,
Donna Bowman, Co-Chair

Lisa Ross

Victoria AIDS Resource & Community Service Society

Julia Rossi, Secretary,
British Columbia Women’s Liberal Commission

Women in Black Edmonton

Kathleen Ruff, Senior Human Rights Advisor,
Rideau Institute on International Affairs

Women's Economic Council

Susan Russell, Executive Director
Canadian Federation of University Women

Women's Habitat, Rhonda Roffey, Executive Director

Carol Schick, PhD, Associate Professor,
Faculty of Education, University of Regina

Youth Coalition for Sexual and Reproductive Rights, Lynda Saleh, Executive Coordinator

Elizabeth Sheehy, Professor
Faculty of Law, University of Ottawa

YWCA Canada

Sam Spady, Advocacy and Communications Coordinator
Canadian Federation of University Women

International Supporters:

Janet Stoody

AIDOS Azione per la salute globale - Action for Global Health
Natalia Lupi, Global Health Advocacy Officer

Denise Thibeault, Présidente,
Association féminine d’éducation et d’action sociale (AFEAS )

International Women’s Health Coalition, Alexandria Garita

Alisa Thompson

Peace Foundation Pakistan, Muhmmad Aslam

Claire Tremblay, Coordinator
Ad Hoc Coalition for Women’s Equality And Human Rights

Women's Global Network for Reproductive Rights (WGNRR) / Red Mundial de Mujeres por los Derechos Reproductivos / Réseau Mondial de Femmes por les Droits Reproductifs, Tanya Roberts-Davis, Campaigns Officer

Kristy Vanderplas
Women for Women's Human Rights (WWHR) - NEW WAYS
Pinar Ilkkaracan 

Sheila Woodman

 


Sources :
           
Guttmacher Institute. Facts on Induced Abortion Worldwide. Octobre 2009. http://www.guttmacher.org/pubs/fb_IAW.html

Guttmacher Institute (Singh S. et al). Abortion Worldwide: A Decade of Uneven Progress. 2009. http://www.guttmacher.org/pubs/AWWfullreport.pdf

Organisation mondiale de la santé (DA Grimes et al). Unsafe Abortion: The Preventable Pandemic. Octobre 2006. http://www.who.int/reproductivehealth/topics/unsafe_abortion/article_unsafe_abortion.pdf

Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et Guttmacher Institute. 2009. Adding It Up: The Costs and Benefits of Investing in Family Planning and Maternal and Newborn Health. http://www.guttmacher.org/pubs/AddingItUp2009.pdf

Organisation mondiale de la santé, Unsafe abortion: global and regional estimates of incidence of unsafe abortion and associated mortality in 2003, cinquième édition, 2007. http://whqlibdoc.who.int/publications/2007/9789241596121_eng.pdf
 
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La Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la  personne
le 6 mai 2010
COMPRESSIONS DE CONDITION FÉMININE CANADA
La chute du Canada au classement mondial en matière d’équité entre les sexes, du 7e au 25e rang,
n’empêche pas le gouvernement de mettre la hache dans le financement
La Coalition spéciale pour l'égalité des femmes et les droits de la personne a dénoncé aujourd’hui, dans une conférence de presse, les compressions sans précédent effectuées par le gouvernement Harper à l’égard des regroupements de femmes, par l’intermédiaire du programme de Condition féminine Canada. Des représentantes des trois partis d’opposition, également responsables du dossier de la condition féminine, Anita Neville, Irene Mathyssen et Nicole Demers, ont assisté à la conférence de presse dans un élan de solidarité envers celles et ceux qui dénoncent les attaques lancées contre les principes de l’équité entre les sexes. Depuis le début de l’année, un nombre record d’organismes, auparavant admissibles au financement accordé par Condition féminine Canada (CFC), ont vu leur demande de fonds rejetée pour la première fois.

Ces dernières semaines, les organismes suivants ont essuyé un refus de CFC : la Coalition pour l'équité salariale du Nouveau-Brunswick, le Conseil d'intervention pour l'accès des femmes au travail (CIAFT), l’Ontario Association of Interval and Transition Houses (OAITH), l’Institut canadien de recherches sur les femmes (ICREF), le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec, le Centre pour les droits à l'égalité au logement et Action travail des femmes.

CFC a rejeté les demandes de financement de plusieurs autres organismes importants au cours des dernières années, notamment l’Institut canadien de recherches sur les femmes (ICREF), Womenspace, l’Association canadienne pour la promotion des services de garde à l'enfance (ACPSGE), l’Alberta Network of Immigration Women, le Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine et l’Association féminine d’éducation et d’action sociale (AFEAS).

« Ces compressions effectuées dans les fonds accordés aux regroupements féministes se consacrant à la défense des droits des femmes porteront un coup dur à l’égalité des femmes partout au pays. Ce faisant, le gouvernement Harper affaiblit fortement les organismes les plus susceptibles de s’opposer à ses attaques à l’encontre des droits liés à la procréation, de l’équité salariale, des services de garde à l’enfance et des autres droits de la personne », a indiqué Jennifer Beaman de CIAFT.

Le Canada a toujours travaillé à atténuer les inégalités entre les sexes en accordant du financement à ces organismes et à bien d’autres encore. On prévoit donc que le rejet des demandes de financement des regroupements susmentionnés contribuera à faire glisser le Canada encore plus bas au classement mondial en matière d’équité entre les sexes. Les compressions suivent la publication de rapports internationaux indiquant que le fossé entre les sexes s’est creusé de manière importante au Canada, au cours des cinq dernières années. En 2004, le pays occupait le septième rang au classement du Forum économique mondial en matière d’équité entre les sexes, pour ensuite dégringoler au 25e rang en 2009.

Bon nombre des organismes touchés par les compressions actuelles existent depuis des décennies et ont joué un grand rôle dans la défense et la promotion de l’égalité des femmes partout au pays. En effectuant ces compressions, CFC défie directement les directives de l’ONU ordonnant la résolution, de toute urgence, des problèmes en matière d’équité entre les sexes par le respect des obligations internationales du Canada en regard des droits de la personne ainsi que des dispositions des traités qu’il a signés.

« L’ONU exige du Canada qu’il intervienne de toute urgence pour mettre fin aux violations des droits des femmes perpétrées au pays. Les compressions actuelles réduiront sa capacité à respecter ses obligations internationales en matière de droits de la personne. Le refus de financer les fournisseurs de services laisse les femmes les plus vulnérables du pays sans refuge sécuritaire, et le rejet des demandes de financement des organismes à la défense des politiques et des droits des femmes laisse les femmes en crise sans voix démocratique avec laquelle elles pourraient appeler à l’aide », soutient Kate McInturff, de l’Alliance féministe pour l’action internationale du Canada.

Bien que les regroupements de femmes soient les plus directement affectés par la situation, la Coalition spéciale pour l'égalité des femmes et les droits de la personne a précisé que les compressions s’inscrivent dans un mouvement plus important à l’encontre des principes mêmes de la démocratie. La semaine dernière, l’Agence canadienne de développement international (ACDI) a annoncé son intention de ne pas reconduire le financement accordé au Centre international MATCH, seul organisme financé par l’ACDI dont le mandat consiste précisément à venir en aide aux femmes. Le Centre international MATCH exerce ses activités au Canada depuis 34 ans.

« Le gouvernement actuel tente de faire taire toutes les voix dissidentes du pays, et tout particulièrement celles des organismes qui se consacrent à la promotion et à la défense des droits de la personne », a affirmé Patty Ducharme de l’Alliance de la Fonction publique du Canada. « Depuis le début de l’année, il a mis la clé dans la porte des bureaux de la Commission des droits de la personne, a congédié des fonctionnaires hautement qualifiés pour avoir dénoncé son geste et a rejeté les demandes de financement des organismes de défense des droits de la personne et de développement se consacrant à des questions comme les droits liés à la procréation et l’accès des femmes à la contraception et à l’avortement ».  

Les récentes compressions dans le financement de CFC s’ajoutent à la longue liste des compressions du gouvernement Harper effectuées dans les fonds accordés à la défense des droits des femmes. On se souvient qu’en 2006, le gouvernement a fermé 12 des 16 bureaux de CFC au pays, éliminé le Programme de contestation judiciaire et abandonné une entente de financement de services universels de garde à l’enfance.
 
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La Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la  personne
le 8 mars 2010
CE N’EST PAS CE QUE VEUT DIRE ÉGALITÉ!

Bienvenue à la Journée internationale de la femme de 2010, une occasion de rendre hommage aux femmes et de faire le bilan de leurs acquis (et des reculs) dans l’évolution de la condition féminine.

Bien que les femmes aient réalisé des gains, il reste beaucoup de travail à faire.  À l’échelle mondiale, les femmes constituent 70 % de la population pauvre, elles accomplissent 66 % du travail, et fournissent la moitié des denrées alimentaires. À titre de comparaison, elles représentent 51 % de la population mondiale, mais elles possèdent seulement 10 % des richesses et 1 % des biens.  Mais, ce n’est pas tout. Selon les Nations Unies, plus des deux tiers des femmes sont victimes de violence, exercée le plus souvent par un partenaire intime. 

Au Canada, où le terme « égalité » a à maintes reprises été supprimé du mandat de Condition féminine Canada, puis introduit de nouveau, les femmes gagnent 30 cents de moins que les hommes pour chaque dollar gagné, la représentation des femmes au Parlement est de 22 % et elles sont présentes d’une façon disproportionnée dans la population pauvre. Statistique Canada rapporte qu’environ 1,5 million de femmes adultes vivaient dans la pauvreté en 2003 (selon les plus récentes statistiques disponibles). La rémunération moyenne des femmes est aussi plus faible. Encore en 2003, Statistique Canada révélait que les femmes qui travaillaient à temps plein, à l’année, gagnaient 70,5 % de ce que gagnaient leurs homologues masculins. Si l’on tient compte de tous les revenus (à temps partiel, une partie de l’année, et toute l’année), les femmes sont en plus mauvaise posture, ne percevant que 63 % du salaire gagné par les hommes. Selon la Fondation canadienne des femmes, la moitié des femmes au Canada ont été victimes d’au moins un acte de violence physique ou sexuelle depuis l’âge de 16 ans. De plus, une ou deux femmes sont tuées par un partenaire ou un ancien partenaire chaque semaine au Canada. La situation est beaucoup plus grave dans le cas des femmes marginalisées. Durant la première décennie du nouveau millénaire, 520 femmes autochtones ont été portées disparues au Canada et, à ce jour, aucune enquête nationale n’a été lancée. Ce n’est PAS ce que veut dire égalité!

Le récent budget annoncé par Jim Flaherty ne fera qu’enraciner et intensifier ces inégalités économiques et sociales. La création d’emplois dans ce budget bénéficiera principalement les secteurs d’emploi à prédominance masculine, notamment des améliorations aux installations de la flotte maritime, des projets de rénovation et de réparation d’immeubles du gouvernement, des améliorations aux collèges et universités, des améliorations aux services de traversiers de l’Atlantique, et des réparations aux ponts de Montréal. Ce budget prévoit peu de fonds pour les projets d’infrastructures sociales tels que les services sociaux, la garde d’enfants, la santé et l’éducation, des secteurs qui emploient surtout des femmes et qui ont des répercussions directes sur elles.

Il est intéressant de noter que le budget de 2010 ne comprend aucun programme de garde à l’enfance malgré qu’une étude menée en octobre 2009 par le Centre for Spatial Economics de Toronto révèle qu’un programme national de services de garde à l’enfance augmenterait le produit intérieur brut canadien de 2,40 $ pour chaque dollar dépensé, en plus de créer quatre fois plus d’emplois, que si les mêmes sommes étaient investies dans le secteur de la construction. L’accès à des services abordables et de haute qualité est essentiel à l’égalité économique des femmes et au développement des enfants. Sous le gouvernement Harper, on constate une résurgence de l’opposition aux gains réalisés par les femmes, y compris le rabâchage des mêmes arguments sur l’avortement, l’équité salariale, la garde des enfants et les « valeurs familiales » 

Au petit déjeuner organisé par le Nouveau parti démocratique pour célébrer la Journée internationale de la femme le 8 mars, on a discuté de l’infiltration de tactiques à l’américaine dans le « débat » sur l’avortement au Canada ainsi que la nécessité de restaurer la valeur des femmes, une question urgente pour les femmes autochtones, qui a été minée par un mélange toxique de sexisme et de racisme. Melissa Haussman a abordé une question préoccupante, soit la tendance vers « la transmission au Canada des tactiques américaines de profilage ». Ces tactiques comprennent la fusion d’hôpitaux dits « religieux » avec les hôpitaux publics, l’infiltration de la propagande pro-vie dans les écoles de médecine (réduisant ainsi le nombre de diplômés pouvant pratiquer un avortement) et la prévalence de counseling de grossesse pro-vie. Stephen Harper avait annoncé au sommet du G8 en juin que l’initiative du Canada visant à améliorer la santé maternelle n’inclurait pas l’avortement ou la contraception, ce qui vient s’ajouter à la position pro-vie du gouvernement canadien. Compte tenu du nombre de conservateurs (75 %) qui prennent position comme étant pro-vie et de libéraux (25 %) qui se disent pro-choix, le droit de choisir des femmes est à risque. Le temps d’attente pour obtenir un avortement se fait de plus en plus long au Canada. Selon Mme Haussman, c’est à Ottawa qu’une femme doit attendre le plus longtemps pour se faire avorter, c’est-à-dire six semaines. 

Jennifer Lord, coordonnatrice communautaire de Sœurs d’esprit, une initiative déclenchée dans le but d’attirer l’attention sur les 520 femmes autochtones disparues ou assassinées, affirme que depuis toujours le racisme et le sexisme attisent la violence contre les femmes autochtones. Ce n’est qu’en 1960 que les femmes autochtones ont obtenu le droit de vote. Elles sont cinq fois plus susceptibles de mourir par la violence et trois fois plus susceptibles d’être victimes d’agression que les femmes non autochtones.  Une autre question préoccupante est la longue attente avant l’ouverture d’une enquête sur la disparition ou le meurtre de femmes autochtones. Les policiers prennent de trois à quatre ans pour retrouver le corps d’une autochtone assassinée après qu’elle a été portée disparue. Selon Jennifer Lord, il peut prendre de 6 à 10 ans avant la tenue d’un procès criminel, s’il y en a un. Comme elle l’a énoncé durant le petit déjeuner, féminisme veut dire valoriser les femmes. Dans la culture autochtone, les femmes et la féminité ont depuis toujours été valorisées et respectées. De toute évidence, les femmes autochtones doivent se réapproprier cette valeur, comme toutes les femmes au Canada et dans le monde entier, avant qu’il y ait égalité.

En quelques années seulement, les gains réalisés durant la deuxième vague de féminisme s’érodent. En 2004, le Canada se classait au 7e rang selon l’indice d’inégalité entre les sexes établi par le Forum économique mondial. En 2009, il se classait au 25e rang selon cet indice. En cette Journée internationale de la femme, assurons-nous de faire entendre la voix des femmes et de les valoriser.

 
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La Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la  personne
le 3 mars 2010
METTRE FIN À L’ « HARPOCRISIE » DEVANT LE PROGRÈS DES FEMMES

En réponse au rapport du gouvernement fédéral sur le progrès des femmes au Canada, quinze ans après la Déclaration et le Programme d’action de Beijing de 1995, un rapport innovateur est réalisé afin de fournir un contrepoint aux manipulations des faits par le gouvernement Harper. Ce contre-rapport sera soumis par des groupes de femmes à la Commission de la condition de la femme des Nations Unies qui se déroulera à New York en mars. La Commission discutera des progrès dans les droits des femmes réalisés par les gouvernements du monde entier, le Canada y compris, depuis 1995.

Le gouvernement canadien devrait avoir honte, car en 2006, le Forum économique mondial rapportait que le Canada se classait au 14e rang parmi 150 pays (soit 90 % de la population mondiale) en ce qui concerne l’écart entre les sexes.  Aujourd’hui, le Canada se situe au 31e rang. Depuis les quatre dernières années, les femmes ont été limitées et bâillonnées. L’équité salariale, la défense des droits, le régime universel de services de garde à l’enfance, les femmes autochtones et les femmes démunies sont menacés. Les conservateurs ont aboli 134 programmes d’aide aux femmes en 2006. Douze des seize bureaux de la condition de la femme ont été fermés et le régime universel des services de garde à l’enfance du Canada a été abandonné.  Le financement du Programme de contestation judiciaire a été supprimé et celui du fédéral pour les groupes sur l’égalité des femmes aussi. Le contre-rapport cite que les « conseillers de direction principaux du bureau du premier ministre qui entretiennent des liens avec les organisations antiféministes » pourraient expliquer l’attaque portée aux groupes pro-femmes.  

La lecture du rapport officiel du gouvernement donne la nausée : « Le Canada demeure très engagé auprès des femmes autochtones afin d’apporter des améliorations […] pour permettre aux femmes autochtones […] de se sentir libres d’agir et en sécurité ». Le gouvernement ne s’engage pas toutefois à enquêter sur les 520 cas de meurtre et de disparition de femmes autochtones au Canada et les conservateurs continuent de reporter la discussion sur ce dossier. Ils ont détruit le régime universel des services de garde à l’enfance en donnant aux parents d’enfants de moins de six ans une allocation de 100 $ par mois pour de la bière et du popcorn, ce qui vient démentir l’affirmation du rapport voulant que le « Canada reconnaît que les familles sont les composantes de base d’une société et que le soin des enfants est une priorité pour les familles canadiennes ».

Dans un autre ordre d’idées, le contre-rapport intitulé « L’implantation de la Déclaration et du Programme d'action de Beijing (1995) à l’occasion du 15e anniversaire de son adoption (2010) : une réponse canadienne non gouvernementale » dit réellement ce qui se passe : « entre 2004 et 2009, il y a eu une réduction considérable dans le soutien institutionnel et politique fourni par le gouvernement canadien pour la promotion des droits fondamentaux des femmes et des filles ».

Quinze ans après Beijing, une femme née au Canada est une citoyenne de deuxième classe. Elle gagne 72 cents par rapport au dollar gagné par l’homme et vit dans un pays qui se situe derrière la Somalie au chapitre de la représentation des femmes au Parlement. Si vous êtes une femme autochtone, âgée, handicapée ou une minorité visible, vous n’avez vraiment pas de chance. Le taux de pauvreté des femmes autochtones est de 36 %, comparativement à 29 % chez les femmes de couleur, 23 % chez les handicapées et 17 % chez les femmes célibataires de plus de 65 ans.

Il faut mettre un terme à cela. Le 8 mars 2010, Journée internationale de la femme, faites entendre votre voix. Aidez à mettre un terme à l’« harpocrisie ».

Claire Tremblay, de la Coalition spéciale pour l'égalité des femmes et les droits de la personne
 
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La Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la  personne
le 3 mars 2010
ON NE JOUE PAS AVEC LA VIE DES FEMMES
Selon la Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la personne, en excluant du sommet du G8 de cette année l’avortement et la contraception dans le but d’améliorer la santé maternelle, le gouvernement s’adonne à des jeux idéologiques et risque d’entraîner des pertes de vies. Le 10 février 2010, Beverley J. Oda, ministre de la Coopération internationale, a en effet confirmé que l’avortement et la contraception ne feront pas partie du programme du gouvernement. M. Harper avait pourtant déclaré qu’il allait défendre la question de la santé maternelle lors du sommet du G8 dont le Canada sera l’hôte en juin cette année.

L’exclusion de l’avortement et de la contraception est un affront à une étude des Nations Unies effectuée en décembre 2009 affirmant que l’accès aux moyens de contraception modernes et à l’avortement pratiqué dans des conditions sécuritaires pourrait prévenir jusqu’à 40 % des décès maternels dans le monde. L’enquête menée en Guinée-Bissau par le Fonds des Nations Unies pour la population a révélé une chute considérable des décès maternels lorsque 10 % des femmes avaient accès à des contraceptifs fiables. Dans ce pays, une femme sur treize meurt durant l’accouchement. Les Nations Unies estiment qu’un demi-million de femmes dans le monde meurent chaque année à la suite de complications survenues durant la grossesse et l’accouchement, laissant derrière elles environ un million d’orphelins. Le manque d’accès à des services d’avortement sécuritaires oblige les femmes dans les pays en développement à poursuivre une grossesse non désirée, non sécuritaire ou qui est le résultat d’inceste ou de viol.

La décision de Stephen Harper d’éliminer la contraception et l’avortement de ses initiatives s’inscrit dans le cadre des réductions dans le financement par son gouvernement. Quelques jours après l’intérêt soudain du premier ministre pour la santé maternelle, il a éliminé 99 % du financement accordé à la Fédération canadienne pour la santé sexuelle. Cet organisme est le membre canadien de la Fédération internationale pour le planning familial qui appuie l’avortement et la contraception. KAIROS (Initiatives canadiennes oecuméniques pour la justice), une des plus anciennes agences canadiennes, a également été touchée lorsque le principal organisme canadien d’aide internationale, l’Agence canadienne de développement international (ACDI), lui a retiré son financement. En tant qu’organisme non gouvernemental de nature religieuse, KAIROS fournit des fonds pour l’avortement dans le cadre de son travail de justice sociale à l’échelle internationale. Avant de retirer son financement, l’ACDI avait subventionné Kairos pendant plus de trois décennies.

Fournir aux femmes des pays en développement l’accès à des services de contraception et d’avortement modernes est plus important que jamais. Action Canada pour la population et le développement (ACPD) rapporte que 201 millions de femmes dans le monde entier sont privées de moyens de contraception. Refuser de fournir des fonds à des groupes qui sont en faveur de la contraception est contraire aux Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) qui avaient été signés par le Canada en 2000.  Ces OMD visent à éradiquer la pauvreté extrême dans le monde entier et à garantir l’accès universel à la santé sexuelle et reproductrice d’ici 2015. Le Canada était l’un des 189 pays signataires des OMD. 

« Ces compressions prônées par Stephen Harper font mal aux femmes canadiennes et des pays en développement et rappellent les politiques de l’ère Bush qui interdisaient le financement fédéral aux groupes internationaux qui pratiquaient l’avortement », affirme (x) de la Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la personne. Les compressions dans le financement qui sont fondées sur une idéologie religieuse briment les droits de choisir des femmes et n’ont pas leur place au Canada ». 

Ces compressions arrivent à un moment où le dossier anti-avortement fait les gros titres des journaux au Canada. En 2006, année d’élection de Stephen Harper, six grands journaux canadiens ont publié des articles ou des opinions demandant de nouvelles lois anti-avortement. La même année, deux projets de loi ont été mis de l’avant par des députés anti-choix, l’un qui accorderait au fœtus une entité individuelle, ce qui ouvre la porte à l’interdiction du droit à l’avortement; l’autre projet de loi rendrait illégal l’avortement après vingt semaines de gestation. Plus récemment, l’introduction du projet de loi C-484, la Loi sur les enfants non encore nés, aurait octroyé une reconnaissance juridique à un fœtus, jetant les bases nécessaires pour la remise en question de la légalité de l’avortement. Ce projet de loi visait à faire reconnaître comme un acte criminel le fait de blesser ou de causer la mort d’un enfant non encore né, distinct d’un crime commis contre la mère.

Malgré la preuve accablante que l’accès aux services d’avortement et de contraception peut sauver des centaines sinon des milliers de vies, Stephen Harper invoque les vertus de l’eau potable, d’une meilleure nutrition et des vaccins pour la santé des femmes et des enfants dans le monde. Récemment, dans une lettre ouverte publiée dans le Toronto Star, le premier ministre a dévoilé son programme visant à promouvoir la santé maternelle dans le monde. Malheureusement, cette politique timide n’est pas appliquée chez nous. 

La veille de l’exposé de M. Harper sur la santé maternelle, deux études importantes révélaient que le taux de mortalité des enfants inuits était quatre fois plus élevé que la moyenne canadienne, et que 70 pour cent des Inuits d’âge préscolaire ne mangent pas à leur faim à la maison. Dans une ville du Nunavik dans le Nord du Québec, le taux de mortalité infantile est de 18,1 pour 1 000 naissances vivantes, ce taux étant presque identique à celui du Mexique. Le taux d’admission à l’hôpital pour des infections des voies respiratoires inférieures chez les enfants inuits est le plus élevé dans le monde. Quant au taux de naissance prématurée des Inuits, il est trois fois plus important que chez leurs voisins du Sud. En 2000, le taux moyen de mortalité maternelle des Canadiennes était de 5,8 décès pour 10 000 naissances. Selon l’Organisation nationale de la santé autochtone, ce taux serait deux fois plus élevé que chez les Amérindiens et les Inuits, un chiffre qui se rapproche davantage de ceux relevés dans les pays en développement.

Pour ce qui est des Canadiennes, on doute qu’elles avalent l’intérêt soudain de Stephen Harper à l’égard de la défense des femmes des pays en développement. Elles ont déjà entendu ces propos. Peu après son arrivée au pouvoir, Harper a brisé sa promesse électorale selon laquelle il allait « prendre des mesures concrètes et immédiates… afin de s’assurer que le Canada respecte ses engagements envers les femmes ». Puis, il a éliminé le mot « égalité » des objectifs de son gouvernement concernant la situation des femmes, fermé 12 des 16 bureaux de Condition féminine Canada, abandonné le régime universel des services de garde à l’enfance et aboli le Programme de contestation judiciaire. Ce dernier venait en aide aux groupes défavorisés, y compris des groupes de femmes, à faire valoir leurs droits constitutionnels. Un des grands bénéficiaires de ce programme était le Fonds d'action et d'éducation juridiques pour les femmes, qui est intervenu dans plus de 150 causes liées à l’égalité des droits, notamment des cas de violence envers les femmes, d’agression sexuelle et d’équité salariale.

Les compressions du gouvernement Harper contribuent à l’augmentation de l’écart entre les sexes qui existe au Canada.   

« L’hypocrisie dont fait preuve Stephen Harper en se proclamant un défenseur des droits des femmes et des enfants dans les pays en développement alors qu’il mène depuis quatre ans des attaques répétées contre les Canadiennes est une honte, proteste (x) de la Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la personne. Harper n’est pas un défenseur des femmes ni dans les pays en développement, ni au Canada, il a prouvé qu’il n’est rien d’autre qu’un petit dictateur qui s’appuie sur ses idéologies pour bafouer les droits des femmes ».  
 
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La Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la  personne
le 24 février 2010
Preparation-H-suppositories
PROROGATION H (arper)
Mode d’emploi : UTILISER LORSQUE LA DÉMOCRATIE DEVIENT TROP DOULOUREUSE
(répéter l’application aussi souvent que nécessaire)

Stephen Harper a dit aux Canadiens où mettre leurs droits démocratiques.

Quand il a fermé les portes du Parlement pendant deux mois, il a étouffé la voix de la population canadienne.
Il a l’habitude de le faire, surtout en ce qui concerne les femmes.

Selon le Forum économique mondial, le Canada occupait en 2006 le QUATORZIÈME rang parmi 150 pays au chapitre des écarts entre les sexes. À L’HEURE ACTUELLE, NOUS SOMMES AU
TRENTE-ET-UNIÈME RANG.

Que s’est-il passé? Nous avons eu Stephen Harper comme premier ministre. Depuis 2006, il a :
  • Réduit de 43 % les fonds accordés pour défendre les droits des femmes
  • Fermé 12 des 16 bureaux de Condition féminine Canada
  • Éliminé le financement du droit de parole de groupes de femmes et de groupes minoritaires : l’Association nationale Femmes et Droit et le Programme de contestation judiciaire.
En 2010 :
  • Le Canada se classe au 52e rang au monde au chapitre de la représentation parlementaire féminine (sur un pied d’égalité avec l’Éthiopie et le Pakistan)
  • Les Canadiennes qui travaillent à temps plein gagnent 70,5 % du salaire des hommes
  • Les femmes de 16 ans et plus gagnent 24 400 $ comparativement à 39 300 $ pour les hommes de ce même groupe.
Composée de 30 organismes, la Coalition spéciale pour l'égalité des femmes et les droits de la personne a été créée en 2006 afin de mettre fin à l’attaque des droits d’égalité des femmes. Mais la Coalition a besoin d’argent pour continuer à sensibiliser la population - RENDONS LA PAREILLE À STEPHEN HARPER!
 
Veuillez libeller et envoyer votre chèque à : 
« Fédération canadienne des femmes diplômées des universités »
Attention : Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la personne
251, Bank Street, Bureau 305,
Ottawa (Ontario) K2P 1X3
This is an image of the cover of the Cookbook for Women's Equality  
 
(TOUS LES DONATEURS QUI FONT UN DON DE 25 $ OU PLUS RECEVRONT UN LIVRE DE CUISINE « RECETTES POUR L’ÉGALITÉ DES FEMMES »).
 
À noter : La Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la personne est un organisme à but non lucratif, mais elle n’est pas un organisme de bienfaisance enregistrée. Nous ne pouvons donc vous fournir un reçu aux fins d’impôt.
 
ENSEMBLE, METTONS FIN À L’HARPOCRISIE!
 
PDF: PROROGATION H(ARPER)
 
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La Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la  personne - communiqué
le 16 février 2010
LA PROROGATION DE HARPER – LA QUESTION DE L’ASSASSINAT DES FEMMES ET DES SANS-ABRI PEUT BIEN ATTENDRE

Haro sur « l’harpocrisie »!

Qui aurait pu imaginer que le Canada aurait besoin d’un mouvement prodémocratique? Pourtant, cette idée a bien été exprimée lors d’un rassemblement sur la Colline parlementaire le 23 janvier dernier pour protester la décision du premier ministre Stephen Harper de proroger le Parlement pendant deux mois. En fermant le Parlement, Harper a enlevé le droit de parole de la population canadienne.

De nouveau, les Canadiennes sont réduites au silence. Comme si la réduction du financement aux groupes de défense des femmes et l’abolition du Programme de contestation judiciaire n’étaient pas suffisantes, Harper a une fois de plus étouffé la voix des femmes, cette fois concernant la disparition des femmes autochtones et un projet de loi pour mettre fin au problème critique de l’itinérance au Canada.  

La prise en charge de ces enjeux d’une importance vitale aux Canadiennes aurait permis d’aborder dans tout le pays le problème des sans-abri ainsi que la disparition et le meurtre de plus de 500 femmes autochtones depuis 1970.

Le Canada est le seul pays du G-8 qui ne s’est pas doté d’une stratégie nationale sur le logement. Mis de l’avant par le Nouveau parti démocratique, le projet de loi C-304 visant à assurer aux Canadiens un logement adéquat, accessible et abordable, aurait contraint le Parlement à adopter une stratégie nationale sur le logement.  Ce projet de loi avait été déposé par Libby Davies, députée du NPD, et s’il avait été adopté à la suite de consultations avec le ministre responsable de la Société canadienne d’hypothèques et de logement, les ministres provinciaux, les municipalités et les communautés autochtones, il y aurait une stratégie nationale sur le logement au Canada. Le projet de loi a franchi l'étape de la deuxième lecture à la Chambre des communes en novembre 2009. À la troisième lecture, il aurait eu force de loi.  

En raison de la récession, la question du logement abordable ne peut plus attendre. Plus d’un demi-million de Canadiens ont perdu leur emploi et plus de 150 000 ménages ont été expulsés de leur habitation depuis le début de la récession. Pire encore, le déficit de l'offre de logements au Canada (c.-à-d. l'écart entre le nombre de ménages à la recherche d’un logement et le nombre de logements accessibles) augmente à un rythme estimé à 220 000 ménages par année.

La prorogation a stoppé le progrès de cet important projet de loi. La fermeture du Parlement veut dire que près de 300 000 Canadiens passeront un autre hiver dans la rue. Trois millions d’autres Canadiens, soit près de 15 % de la population canadienne, vivent dans des logements inabordables et au-delà de 705 165 ménages vivent dans des logements surpeuplés (statistiques tirées du document « Submission on Bill C-304 » du Wellesley Institute).

Pourquoi le projet de loi C-304 est-il si important pour les femmes? Une étude de l’Association médicale canadienne publiée en avril 2004 révèle qu’à Toronto le taux de décès des femmes sans-abri âgées de 18 à 44 ans était dix fois plus élevé que celui des femmes qui ont un logement. La même année, une étude de Statistique Canada a démontré que 20 % des Torontoises sans-abri avaient été victimes d’agression sexuelle ou de viol au cours des 12 derniers mois, comparativement à 3 % des femmes du grand public. Quant aux femmes autochtones, leur situation est encore plus désespérée.  On estime qu’il y a 3 000 femmes et enfants autochtones sans abri dans le Nord canadien, où le thermomètre peut baisser à -60oC.  Dans le Grand Vancouver, les Autochtones représentent 2 % de la population et 30 % des sans-abri de la ville.

« C’est tout à fait inacceptable que les citoyens canadiens les plus vulnérables, des femmes et des enfants qui vivent sans aucun logement, doivent subsister dans des conditions de crainte et de dégradation humaine pendant deux mois de plus en raison de la prorogation du Parlement », affirme Jessica Notwell de la Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la personne.  « Stephen Harper doit retourner au travail et permettre au Parlement d’entreprendre des discussions, et espérons-le, traduire en dispositions législatives ce projet de loi tant attendu ».

Des Canadiennes et leurs enfants devront subir l’indignité d’être sans-abri pendant des semaines encore, tout cela parce que Stephen Harper a décidé de faire une pause. Les sans-abri ont attendu longtemps pour que leurs voix se fassent entendre. Les conservateurs de Stephen Harper ont fait avorter deux autres projets de loi (C-382 et C-509) réclamant une stratégie nationale sur le logement, qui remontent à 2005.  Sa décision de proroger les travaux du Parlement démontre clairement que pour lui les femmes sans-abri et leurs enfants ne comptent pas.

« Le Canada a ratifié le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, qui comprend le droit à un logement adéquat. Stephen Harper doit rouvrir les portes du Parlement immédiatement afin de permettre au Canada de respecter ses obligations internationales en vertu de ce pacte », affirme Jessica Notwell de la Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la personne.

Il est clair que pour Stephen Harper les femmes autochtones ne comptent pas. Depuis 1970, 520 femmes autochtones ont été assassinées ou portées disparues, pour la plupart au cours de la dernière décennie. De ce nombre, 67 % ont été assassinées et 24 % n’ont pas encore été retrouvées. Parmi ces femmes disparues, 14 % d’entre elles avaient moins de 18 ans. Bon nombre de femmes et de jeunes filles ont disparu le long de l’autoroute 16 surnommée l’autoroute des larmes, dans le Centre de la Colombie-Britannique. 

Anita Neville, porte-parole libérale responsable de la condition féminine, a fait pression à plusieurs reprises sur le gouvernement conservateur pour qu’il mène une enquête nationale approfondie sur la disparition des femmes autochtones. Chaque fois, les conservateurs ont fait la sourde oreille. Les libéraux ont demandé une enquête minutieuse à la Chambre des communes en mai 2009. Les conservateurs ont répondu en juin, sans pour autant agir. La plus récente requête a été déposée par Mme Neville le 29 janvier 2010. En août 2009, le gouvernement du Manitoba a annoncé qu’il allait mener une enquête sur les cas non résolus dans sa province. Bien que cette intervention soit bienvenue, elle est loin d’une enquête nationale. La prorogation du Parlement par le gouvernement conservateur a retardé davantage la tenue de discussions démocratiques sur cette importante question.

« Malgré le soi-disant programme d’ordre public du gouvernement Harper, les conservateurs ont oublié en pratique la question de la disparition des femmes autochtones au Canada », déplore Jessica Notwell de la Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la personne.

« Il est tout à fait inacceptable qu’une enquête nationale ne soit pas ouverte après la disparition ou le meurtre de 520 Canadiennes. C’est là un autre exemple du traitement des conservateurs envers les femmes, comme si elles ne comptaient pas ».

L’ironie est que pendant que la prorogation a empêché la tenue d’une enquête sur la violence faite aux femmes autochtones, le projet de loi C-139 visant à révoquer l’obligation d’enregistrer les armes ira de l’avant.  Le projet de loi d'initiative parlementaire a franchi l’étape de la deuxième lecture en novembre 2009. Dès la reprise parlementaire le 3 mars, le projet de loi sera rétabli à l'étape qu'il avait atteinte au moment de la prorogation. Cela signifie qu’il y aura alors une troisième lecture. Si le projet de loi était adopté en troisième lecture, le registre des armes d’épaule qui avait été instauré après la tuerie de 14 étudiantes montréalaises n’existera plus.

L’abolition de ce registre détruirait huit millions de registres d’armes à feu. En d’autres mots, les forces policières ne sauront plus à qui appartiennent des milliers d’armes au Canada ni l’endroit où elles se trouvent. Ce registre est un outil essentiel pour les policiers dans leurs tentatives d’aide aux victimes de violence conjugale, la majorité d’entre elles étant des femmes. De plus, le registre permet aux policiers de savoir s’il y a une arme d’épaule dans une maison, une

information très importante étant donné qu’une femme est douze fois plus susceptible d’être assassinée si son agresseur est armé.  Selon le Comité d’examen des décès liés à la violence familiale, en 2007, 47 % des homicides au sein de la famille comportaient l’accès aux armes à feu.    

Par suite de la prorogation, le retard à tenir une enquête sur les décès de femmes autochtones et à adopter une stratégie nationale sur le logement s’est ajouté aux souffrances éprouvées par les femmes sous le gouvernement Harper. Depuis son arrivée au pouvoir, Stephen Harper a retiré la poursuite de l’égalité du mandat de Condition féminine Canada, fermé 12 de ses 16 bureaux au Canada, et amputé 5 millions de dollars au financement de cet organisme qui était déjà sous financé. Tous les groupes qui défendent l’égalité des femmes se sont vu retirer tout leur financement.

Le gouvernement Harper a abandonné le projet d’un régime universel de services de garde à l’enfance qui avait été présenté par les libéraux, mis en veilleuse l’équité salariale, et sabré dans le financement aux groupes de défense des femmes. De plus, le Programme de contestation judiciaire, qui avait subventionné des causes types en vertu de la Charte des droits et libertés de 1982, a été supprimé. Ce programme aidait les groupes défavorisés à faire valoir leurs droits constitutionnels. Un des grands bénéficiaires de cette aide était le Fonds d'action et d'éducation juridiques pour les femmes, qui est intervenu dans plus de 150 causes liées à l’égalité des droits, notamment des cas de violence envers les femmes, d’agression sexuelle et d’équité salariale.

La prorogation du Parlement et la perte de discussions démocratiques sur ces deux importantes questions sont deux autres insultes du gouvernement Harper à l’égard des Canadiennes dans l’exercice de leurs droits démocratiques. La décision du gouvernement conservateur de proroger les travaux parlementaires est la plus récente tentative visant à étouffer la voix des femmes au Canada. La Coalition est persuadée que les Canadiennes ne se laisseront pas réduire au silence si facilement.

 
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La Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la  personne - communiqué
le 16 février 2010
LES AIDES FAMILIALES RÉSIDANTES LAISSÉES POUR COMPTE DANS LE LIVRE ROSE

Haro sur « l’harpocrisie »!
Le plan libéral visant à promouvoir l’égalité des femmes au Canada fait abstraction du problème de l’exploitation des travailleuses temporaires qui viennent travailler au Canada comme gouvernantes (aussi appelées bonnes d’enfants). Par ailleurs, l’omission de toute mention du Programme des aides familiaux résidants nuit également aux tentatives de mettre sur pied un régime universel complet de services de garde d’enfant au Canada.
Le Livre rose, volume III, est un ouvrage de 40 pages qui a été rendu public en octobre 2009 par 39 députés et sénateurs du caucus libéral national féminin. Il trace les grandes lignes des politiques du parti libéral qui s’intéressent aux préoccupations des femmes, y compris la garde des enfants. Cependant, dans l’analyse des services de garde à l’enfance, on omet de mentionner les quelque 2 000 aides familiales résidantes qui, chaque année, viennent travailler au Canada dans le cadre du Programme des travailleurs étrangers temporaires.
Le Programme des aides familiaux résidants, une composante du Programme des travailleurs étrangers temporaires, a été examiné de près par Amnistie internationale, soucieuse de la vulnérabilité qui en résulte pour les travailleuses. Quatre-vingt-quinze pour cent des travailleurs qui viennent au Canada dans le cadre de ce programme sont des femmes et environ les trois quarts sont originaires des Philippines. Ce qui suscite de l’inquiétude pour Amnistie internationale est l’exigence pour ces travailleuses de vivre au domicile de leur employeur pour une période de 24 à 36 mois. Si la travailleuse ne respecte pas cette exigence, elle risque d’être déportée. Par contre, si elle satisfait à cette exigence, elle peut faire une demande de résidence permanente au Canada.   
La menace de déportation et l’attrait de demeurer au Canada rendent les travailleuses étrangères temporaires vulnérables à l’exploitation, au harcèlement sexuel et à la violence. Même si ces travailleuses ont le droit de signaler les abus en vertu du Programme des aides familiaux résidants, il est plus difficile, en pratique, de le faire. Une travailleuse qui porte plainte contre son employeur ou s’enfuit du domicile de son employeur en raison de violence risque de ne pouvoir satisfaire aux conditions de séjour au Canada.

Toute discussion sur la création d’un nouveau régime universel de services de garde à l’enfance au Canada ne saurait être complète si l’on ne tient pas compte du Programme des aides familiaux résidants. Le gouvernement du Canada doit mettre sur pied un régime universel de services de garde d’enfant qui exclut l’exploitation des femmes vulnérables provenant des pays en développement.
 
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La Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la  personne - communiqué
le 11 février 2010
LE REGISTRE DES ARMES D’ÉPAULE

Une abrogation du registre des armes d’épaule par le gouvernement de Harper détruirait des milliers de dossiers d’armes à feu et représenterait une menace à la vie des femmes canadiennes, a affirmé cette semaine la Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la personne. Le registre a permis à la police de révoquer 9 000 licences depuis sa création en 2003.

Le projet de loi d’initiative parlementaire (C-391) visant à mettre fin au registre des armes d’épaule (carabines et fusils de chasse) pourrait être adopté aussi tôt qu’en début d’année. Le projet de loi déposé par la conservatrice Candice Hoeppner a passé en deuxième lecture le 5 novembre 2009. Le projet de loi a été mis sur la glace pendant la prorogation du Parlement par Stephen Harper, mais sera rouvert lorsque les travaux parlementaires reprendront le 3 mars 2010. Si le projet de loi passe en troisième lecture au Parlement, une loi sera adoptée.

La semaine dernière, il a été révélé que la Fédération canadienne des contribuables exerce des pressions auprès des libéraux et du NPD pour nommer des députés contre le registre des armes à feu à un comité de sécurité publique afin d’étudier le projet de loi. Le comité formé de six députés du gouvernement et de six représentants de l’opposition va réviser le projet de loi en mars. Les recommandations du comité seront présentées au Parlement.

Abroger le registre détruirait huit millions de dossiers d’armes à feu. Ce qui signifie que la police canadienne qui consulte plus de 10 000 fois par jour le Registre canadien des armes à feu en direct ne pourrait plus connaître les allées et venues, ni la propriété de millions d’armes au Canada. Le registre est un outil essentiel à la police lorsqu’elle intervient lors des appels à l’aide de victimes de violence conjugale ou des personnes suicidaires. Il permet à la police de vérifier si des armes d’épaule se trouvent dans une maison. Les statistiques indiquent que lorsqu’une arme est utilisée dans des situations de violence conjugale, une femme a 12 fois plus de probabilités d’être tuée. Le Comité d’étude sur les décès dus à la violence familiale a constaté que l’accès aux armes à feu était présent dans 47 % des cas d’homicides conjugaux en 2007.

« La Coalition spéciale s’inquiète de la tentative du gouvernement conservateur d’abandonner une méthode cruciale de contrôle des armes à feu, a dit Susan Russell de la Coalition. Laisser tomber le registre des armes à feu va sérieusement porter atteinte à la capacité de la police à prévenir le crime et à intervenir dans des situations dangereuses comme la violence conjugale et les tentatives de suicide. »

Le registre des armes à feu est soutenu par l’Association canadienne des chefs de police, l’Association canadienne des policiers, le Centre de prévention du suicide, la Société canadienne de pédiatrie, l’Association canadienne des médecins d’urgence et plus de 40 groupes de femmes. Le grand public est aussi favorable au contrôle des armes à feu alors qu’un sondage Ipsos Reid en 2006 révélait que trois Canadiens sur quatre souhaitaient un contrôle plus sévère, et non plus souple, des armes à feu.

« C’est une simple étape pour un propriétaire d’inscrire son arme à feu, a affirmé Susan Russell de la Coalition spéciale. La procédure d’inscription ne se fait qu’une fois et sans frais. Chaque jour, les Canadiennes et Canadiens inscrivent des automobiles, des employés, des dons de charité et même des nouveaux nés dans des registres. Il est insensé d’exclure les propriétaires d’armes d’épaule de leur devoir de citoyen. »

Le respect du registre des armes à feu a été élevé. Plus de 90 % des deux millions de propriétaires d’armes à feu ont inscrit leurs armes. En partie grâce au registre, 333 décès de Canadiennes et Canadiens sont survenus en moins depuis 1995. Le taux de suicides et de mortalité causée par une arme à feu dans des situations de violence conjugale a aussi baissé de façon considérable.

Stephen Harper a annoncé son intention d’abroger le registre en décembre 2009, quelques jours avant le 20e anniversaire du massacre de l’École Polytechnique à Montréal. Lors du massacre de 1989, quatorze jeunes femmes ont été assassinées par un seul homme armé. Le registre des armes à feu a été créé en réponse à l’indignation publique face au massacre. Depuis 1989, l’année de la tragédie de Montréal, cinq fusillades ont eu lieu dans des écoles au Canada et plus de 60 dans des écoles aux États-Unis. Plus récemment, huit personnes ont été tuées par un seul homme armé en Virginie, le 20 janvier 2010.

« Annoncer l’abrogation du registre au moment de souligner un triste événement de l’histoire du Canada est une insulte aux victimes de violence armée, à leur famille et leurs amis et à tous les Canadiens concernés par la violence dans ce pays, a affirmé Susan Russell de la Coalition spéciale. Il ne faut pas permettre à ce projet de loi d’être adopté. »

 
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La Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la  personne - communiqué
le 11 février 2010
UN PÈRE MONOPARENTAL A ÉTÉ LICENCIÉ EN RAISON DE SES OBLIGATIONS LIÉES À LA GARDE DE SON ENFANT

Une récente décision du Tribunal des droits de la personne de la Colombie-Britannique confirmant le licenciement d’un père monoparental qui avait refusé de faire des heures supplémentaires en raison de ses obligations liées à la garde de son enfant marque un pas en arrière pour les parents qui travaillent. La décision pourrait avoir des conséquences négatives sur la vie des familles monoparentales en emploi dont 83 % sont des femmes.

M. Falardeau a été licencié en 2007 parce qu’il avait refusé d’effectuer un quart de travail de déménagement qui commençait à 16 h. S’il avait accepté de travailler ces heures supplémentaires, cela aurait eu des conséquences financières importantes pour lui. Son fils avait accès aux services de garde jusqu’à 18 h. Après cette heure, le fournisseur de services de garde de M. Falardeau demandait 10 $ par minute pour les services de garde. M. Falardeau, qui avait la garde exclusive de son fils, a fait valoir que l’exigence de travailler des heures supplémentaires dans de telles circonstances n’était pas raisonnable.

Le Tribunal des droits de la personne de la C.-B. a rejeté la plainte en statuant que M. Falardeau n’avait pas réussi à démontrer qu’il s’agissait d’un cas de discrimination fondée sur la situation familiale. Dans sa décision, le Tribunal a déclaré qu’un cas apparemment fondé de discrimination survient lorsqu’une exigence d’un employeur « constitue une atteinte grave à la capacité d’un employé de s’acquitter de son obligation ou de son devoir parental ou familial. » Le Tribunal a ajouté « que devant une vaste majorité de situations où il y a un conflit entre les exigences d’un travail et une obligation familiale, il est difficile d’établir une preuve à première vue. »

La décision du Tribunal contredit une décision de la Cour fédérale en 2007 qui infirmait une décision semblable relative à une situation familiale par le Tribunal canadien des droits de la personne. Dans l’affaire Johnstone c. Canada (procureur général), une inspectrice des douanes travaillant à temps plein pour l’Agence des services frontaliers du Canada n’avait pas réussi à trouver des services de garde qui correspondaient à l’horaire par quart de son conjoint. Mme Johnstone a demandé de modifier ses quarts de travail afin de lui permettre de planifier la garde de ses enfants lorsqu’elle n’était pas au travail. La requête a été refusée et Mme Johnstone a été contrainte d’accepter un poste à temps partiel moins bien rémunéré. La Cour a critiqué le Tribunal d’avoir établi « un seuil indûment restreint » pour déterminer les cas de discrimination fondée sur la situation familiale. Elle a conclu que le Tribunal avait appliqué une norme de preuve plus élevée pour démontrer une discrimination fondée sur la situation familiale que pour d’autres motifs de discrimination.

La Coalition estime que d’être licencié pour ne pas avoir travaillé des heures supplémentaires (sans mesure d’accommodement de la part de l’employeur) qui interfèrent avec des obligations liées à la garde d’enfant constitue à première vue un cas de discrimination. La décision dans l’affaire Falardeau fait du tort à un groupe déjà vulnérable de la société : les familles monoparentales.

Le Tribunal des droits de la personne de l’Ontario rapporte que les familles monoparentales dirigées par une femme sont les familles les plus susceptibles de vivre constamment avec un faible revenu. En 2004, Statistique Canada rapportait que 38 % des mères monoparentales vivaient sous le seuil de la pauvreté par rapport à 13 % des pères monoparentaux et 7 % des familles biparentales. Les familles monoparentales dirigées par une femme d’une communauté racisée sont confrontées à une défavorisation encore plus grande. L’obligation de subvenir aux soins familiaux de base ne devrait pas mener à une perte d’emploi ou à des sanctions économiques, en particulier chez les individus les plus vulnérables au Canada.

 
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La Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la  personne - communiqué
le 8 février 2010
Un mauvais jour pour le Canada

La promotion rapide qu’a offerte Stephen Harper à Stockwell Day à la présidence du Conseil du Trésor marque une nouvelle ère de dépenses publiques répressives pour la population canadienne encore ébranlée par la récession mondiale, selon la Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la personne.

À titre de président du Conseil du Trésor, Stockwell Day sera responsable des services publics fédéraux et de la plupart des opérations quotidiennes relatives aux dépenses du gouvernement canadien. De façon plus précise, Stockwell Day jouera un rôle clé dans la négociation de conventions collectives avec les syndicats de la fonction publique incluant les augmentations salariales et les licenciements. Si l’on se fie à son bilan en Alberta, la population canadienne peut s’attendre à des réductions répressives du financement dans les services publics fédéraux.

« Confier les services publics fédéraux à un politicien qui a allégrement charcuté des pans entiers des services publics en Alberta lors de la dernière grande récession des années 1990, peut seulement signifier qu’il y aura des pertes d’emploi et des réductions de financement dans la fonction publique fédérale à un moment où les Canadiennes et Canadiens ne peuvent se le permettre », affirme Susan Russell de la Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et des droits de la personne.

Stockwell Day a été promu au Conseil du trésor mardi dernier après avoir été ministre du Commerce international et, pendant quatre ans, ministre de la Sécurité publique. Ce pasteur évangélique devenu politicien a aussi été ministre en Alberta sous Ralph Klein dans les années 1990, période pendant laquelle il a réduit de façon draconienne les services publics et les prestations d’aide sociale pour les gens en Alberta.

À titre de ministre du Travail, Stockwell Day a été à la tête de licenciements massifs dans la fonction publique et de l’adoption d’un impôt régressif à taux unique en Alberta. Il a présidé à des réductions de 20 % dans les services gouvernementaux pendant l’ère de Ralph Klein. Les services publics essentiels y compris les services de santé ont été privatisés, ce qui a déclenché des grèves sauvages.

Le premier ministre Stephen Harper, en nommant Stockwell Day président du Conseil du Trésor, annonce une nouvelle ère de conservatisme fiscal. Stephen Harper a affirmé que Stockwell Day allait jouer un « rôle déterminant dans la supervision des dépenses du gouvernement » dans le cadre du plan d’action économique des conservateurs visant à réduire le déficit. Stockwell Day a justifié les licenciements massifs de fonctionnaires dans les années 1990 comme mesure nécessaire pour diminuer le déficit budgétaire de l’Alberta.

Mis à part son conservatisme notoire sur le plan fiscal, Stockwell Day a commis plusieurs gaffes coûteuses en tant que trésorier de l’Alberta. Entre autres, il a coûté aux Albertaines et Albertains 792 000 $ en frais juridiques pour libelle diffamatoire après qu’il ait critiqué l’avocat Lorne Goddard d’avoir défendu un homme accusé de pornographie infantile. Stockwell Day avait aussi accusé l’avocat Goddard de soutenir la pornographie infantile.

Il est aussi peu probable que Stockwell Day – un pentecôtiste fondamentaliste qui a publiquement déclaré que la Terre avait 6 000 ans et que les hommes et les dinosaures l’avaient arpentée ensemble – mette de côté ses croyances religieuses pendant qu’il assumera ses responsabilités fiscales. Il s’est ouvertement opposé à l’avortement et à l’homosexualité. En août 1997, Stockwell Day a demandé au musée de Red Deer de rembourser 10 000 $ en argent de loterie dépensé pour une étude sur l’homosexualité.

« Si l’on se fie au bilan de Stockwell Day en Alberta, les Canadiennes et Canadiens peuvent s’attendre à une baisse de services publics, des pertes d’emploi et une possible privatisation des services essentiels, a affirmé Susan Russell de la Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la personne. De plus, Stockwell Day semble incapable de distinguer ses croyances religieuses de son rôle de politicien élu. Il est essentiel que les décisions politiques, particulièrement celles qui touchent au financement public, soient fondées sur une séparation entre l’Église et l’État. »

La nomination de Stockwell Day à la présidence du Conseil du Trésor peut seulement contribuer davantage à la souffrance que les femmes ont ressentie sous le gouvernement Harper. Sous la supervision de Stephen Harper, le projet des libéraux d’instaurer un régime universel de services de garde a été abandonné, l’équité salariale a été suspendue et le financement a été coupé aux groupes de défense de la condition féminine.

À souligner également, Harper a coupé court à 30 ans de lobbying pour des services de garde universels et abordables. La création d’un programme universel de services de garde convenue par le gouvernement libéral précédent et les provinces a été remplacée par un paiement mensuel limité de 100 $ aux parents ayant de jeunes enfants.
 
Le Programme de contestation judiciaire du Canada qui a financé des causes types en vertu de la Charte des droits et libertés de 1982 a été annulé. Le programme permettait à des groupes défavorisés financièrement de défendre leurs droits constitutionnels. Un des principaux bénéficiaires était le Fonds d’action et d’éducation juridiques pour les femmes (FAEJ) qui est intervenu dans plus de 150 litiges constitutionnels relatifs à l’égalité incluant des causes de violence faite aux femmes, d’agression sexuelle et d’équité salariale.
 
Pour couronner le tout, peu après être entré en fonction, Stephen Harper a brisé sa promesse électorale de « prendre des mesures concrètes et immédiates… pour s’assurer que le Canada respecte entièrement ses engagements auprès des femmes. » Rendu au pouvoir, Harper a supprimé « la recherche d’égalité » du mandat de Condition féminine Canada (CFC), a fermé 12 des 16 bureaux de CFC et coupé le financement de 5 millions $ à l’organisme déjà sous-financé. Le financement de tous les groupes de défense en matière d’égalité des femmes a été entièrement retiré.
 
La promotion de Stockwell Day à la présidence du Conseil du Trésor est le prochain chapitre de la saga d’Harper, une saga qui fait reculer les femmes canadiennes à l’époque de la préhistoire où les hommes et les dinosaures arpentaient la Terre ensemble.
 
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La Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la  personne - communiqué
le 9 décembre 2009
Les femmes restent solidaires avec les travailleuses des musées d’Ottawa


La grande majorité des personnes au pays qui travaillent à temps partiel, à contrat ou sur une base temporaire, avec de petits salaires, sont des femmes. Par conséquent, les femmes qui travaillent à temps plein à longueur d'année gagnent seulement 70 % du salaire des hommes en vertu des mêmes conditions. Celles qui ne peuvent trouver du travail à longueur d'année ne sont souvent pas admissibles à l’assurance-emploi puisqu’elles ne peuvent accumuler le nombre d’heures suffisant pour être admissibles. Et, au moment de la retraite, les revenus de retraite des femmes équivalent seulement à 60 % de ceux des hommes.

Les travailleurs et travailleuses du Musée de la civilisation et du Musée de la guerre à Ottawa sont en grève depuis septembre pour contester ces conditions. La majorité sont des femmes qui se trouvent piégées dans des emplois sans sécurité. Plusieurs sont des employées à long terme qui vivent avec l’incertitude de ne pas savoir si leur contrat annuel sera renouvelé ou non.

Les enjeux fondamentaux de cette grève devraient nous préoccuper toutes et tous. Au cours de la dernière décennie, la tendance s’est accrue du côté des employeurs, mais aussi du gouvernement fédéral et de ses organismes, d’impartir du travail à des individus qui ont peu de sécurité et d’avantages sociaux.

Les données de Statistique Canada indiquent que tous les travailleurs occupant des emplois non traditionnels gagnent des revenus nettement inférieurs, reçoivent moins d’avantages sociaux et risquent davantage de se retrouver sans emploi.

Après 11 semaines de grève, l’employeur a présenté une offre finale aux travailleuses et travailleurs qui n’abordait pas le principal problème des emplois contractuels. À la suite d’un vote, les travailleuses et travailleurs ont rejeté l’offre à 96 %

Voici ce qu’ils ont dit :

                         Nous aimons nos emplois et le travail que nous effectuons. Nous voulons retourner au travail, mais pas à n’importe quel prix.

                         Nous sommes toutes et tous déterminés à aller au bout de ce processus de revendication. Nous voulons protéger nos emplois. Compte tenu de l’offre                          finale de la Société, compte tenu de la réponse de nos collègues et du fait que nous sommes rendus dans la 11e semaine de grève, nous sommes                          entièrement disposés à remettre ce conflit aux mains d’un arbitre pour trouver des solutions.

                         Nous avons confiance que la Société fera la bonne chose et acceptera d’aller devant un arbitre pour que nous puissions enfin mettre un terme à ce                          conflit de travail entre l’employeur et nous.

 Pour l’instant, le gouvernement fédéral n’a rien fait pour résoudre ce conflit. La ministre fédérale du Travail, Rona Ambrose, a offert de nommer un arbitre pour mettre fin à la grève. Le syndicat a accepté d’aller en arbitrage, l’employeur a refusé, et la ministre a reculé à la demande de l’employeur. Il n’y a même pas un semblant d’impartialité dans ce dossier.

Les travailleuses et travailleurs de l’AFPC en grève ont pris une position courageuse contre la pratique insidieuse de recourir au travail temporaire. Les femmes qui se préoccupent de l’égalité des femmes restent solidaires avec elles. Nous appuyons totalement leur demande auprès du gouvernement fédéral de nommer un arbitre indépendant afin de résoudre le conflit et pour que les travailleuses et travailleurs des musées puissent retourner au travail.

 
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La Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la  personne - communiqué
le 7 octobre 2009
Les femmes et le Régime d’a.-e.

M. Harper, M, Ignatieff, M. Layton, M. Duceppe et madame May,

Nous trouvons inquiétant que les modifications qu’il est proposé d’apporter au Régime d’assurance-emploi ne permettent pas de s’attaquer aux importants problèmes auxquels les travailleuses doivent faire face. Quand les femmes perdent leur emploi, elles ont de la difficulté à avoir droit à des prestations d’assurance-emploi (a.-e.). Au moment de la récession précédente, vers la fin des années 1980, près de 83% des femmes en chômage recevaient des prestations d’a.-e. Selon le rapport de Monica Townson sur la pauvreté des femmes et la récession qui a été publié par le Centre canadien de politiques alternatives, seules 39% des femmes en chômage reçoivent  des prestations d’a.-e. Par contraste, 45% des hommes en chômage en touchent. Dans certaines parties du pays, la couverture est encore plus faible. Cette privation de soutien du revenu temporaire a de graves répercussions sur les femmes et leurs familles, non seulement du point de vue du revenu actuel mais aussi de celui de leur sécurité financière future.

De nombreuses femmes ayant des emplois rémunérés ne travaillent plus à plein temps à longueur d’année. Elles travaillent à temps partiel ou sur demande, occupent des emplois occasionnels, sont employées par l’entremise d’agences de placement temporaire ou sont techniquement des travailleuses autonomes. Il s’agit d’emplois précaires. Les emplois rémunérés d’environ 40% des femmes, par rapport à 30% des hommes, sont actuellement de ces genres. Or, les femmes en question sont moins susceptibles d’avoir accès à des prestations d’a.-e.

Les modifications qu’il est proposé d’apporter à la législation règlent certains des problèmes que pose le Régime d’a.-e. mais elles négligent le problème fondamental, qui est l’accès aux prestations d’a.-e.

La Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la personne vous incite à vous attaquer sans tarder au principal problème que pose le Régime d’a.-e., lequel est le manque d’accès aux prestations d’a.-e.

La Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la personne représente un certain nombre d’organisations comprenant la Fédération canadienne des Clubs des femmes de carrières commerciales et professionnelles, la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, le Congrès du travail du Canada, l’Association nationale Femmes et Droit, le Conseil œcuménique des chrétiennes du Canada et la YWCA du Canada.

Nous attendons votre réponse.

 
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La Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la  personne
le 16 juin 2009
STEPHEN HARPER ET L’ÉQUITÉ SALARIALE

Nombre d’années passées depuis que les Canadiennes ont revendiqué l’équité salariale pour la première fois
102

Montant que les femmes du Canada gagnent en moyenne pour chaque dollar que leurs homologues masculins reçoivent
71 cents

Montant que les femmes du Canada touchent en moyenne au titre de leur pension en raison d’une permanente iniquité salariale pour chaque dollar que leurs homologues masculins reçoivent
64 cents

Montant que les femmes autochtones du Canada gagnaient en moyenne en 2006 pour chaque dollar que gagnaient les autres travailleurs et travailleuses
46 cents

Nombre d’années passées depuis que le Canada a officiellement reconnu l’équité salariale comme un droit fondamental de la personne
32

Nombre de jours passés entre l’assermentation de Barack Obama comme président des É.-U. et l’adoption de la Fair Pay Act (loi du salaire juste) qui élimine un important obstacle aux réclamations au titre de l’équité salariale
9

Nombre de jours passés depuis que le rapport du Groupe de travail sur l'équité salariale, commandé par le gouvernement fédéral pour étudier les obstacles à l’équité salariale, a été mis de côté
1 863 et ça continue (au 16 juin 2009)

Nombre d’années qu’il a fallu pour régler la cause sur l’équité salariale à Bell Canada en raison de la vive opposition de l’employeur
14

Pourcentage d’employeurs du secteur privé au Québec qui ont dit qu’ils n’auraient jamais adopté un système d’équité salariale sans une loi provinciale proactive sur l’équité salariale
82

Pourcentage des entreprises du Québec dont les dépenses pour la mise en place d’un système d’équité salariale ont totalisé 5 000 $ ou moins
70

Montant moyen estimé en dollars que Postes Canada a dépensé par année pour défendre sa position dans la plainte en matière d’équité salariale
2 millions de dollars

Nombre d’années passées depuis que la plainte en matière d’équité salariale à Postes Canada a été déposée
26 et ça continue

Nombre de femmes qui travaillent au Canada
7,2 millions

Salaire moyen d’une femme travaillant à temps plein toute l’année au Canada en 2000
34 892 $

Salaire moyen d’un homme travaillant à temps plein toute l’année au Canada en 2000
49 224 $

Perte de salaire que cet écart représente au bout de 50 ans de travail à temps plein
716 600 $

Montant du surplus du gouvernement fédéral lorsque le gouvernement Harper a pris le pouvoir en 2006
26 milliards de dollars

Montant du surplus du gouvernement fédéral après trois ans de règne conservateur
-1,1 milliard de dollars

Montant du déficit prévu pour 2009
Plus de 50 milliards de dollars

Nombre de travailleuses qui profiteront des réformes découlant de la Loi sur l’équité dans la rémunération du secteur public adoptée par le gouvernement Harper
0

Montant que les contribuables sont censés économiser grâce à la décision des conservateurs de réduire le droit à l’équité salariale pour les femmes
?

Les Canadiennes ont fait leurs calculs, M. Harper.

 
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La Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la  personne - communiqué
le 12 juin 2009

Les femmes sont peu impressionnées par le bilan économique de Stephen Harper

 

Ottawa, 12 juin 2009 -  Les femmes sont peu impressionnées par le bilan économique de Stephen Harper

Le plan de relance économique du gouvernement conservateur n’offre pas les infrastructures dont les femmes au Canada ont besoin pour surmonter une crise économique, selon une large coalition d’organisations de femmes.

« Le bilan économique d’hier n’est qu’une preuve supplémentaire du manque de contact que le gouvernement minoritaire de Stephen Harper a avec la réalité des familles à travers le Canada. Autrement, nous aurions davantage entendu parler d’infrastructures et d’initiatives sociales qui font une différence pour les femmes », a affirmé Jody Dallaire de l’Association canadienne pour la promotion des services de garde à l’enfance et parlant au nom de la Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la personne.

« La réalité est que les projets traditionnels d’infrastructure tels que les ponts et les routes contribuent à créer des emplois dans des secteurs à prédominance masculine. Il n’y a aucune partie de ce bilan économique qui place les femmes dans ces emplois non traditionnels. »

Le bilan échoue aussi à identifier des secteurs des infrastructures sociales qui créeraient non seulement des emplois pour les femmes, mais aussi un filet de sécurité sociale plus fort. Par exemple, investir dans les services de garde et les programmes sociaux permettrait aux familles qui travaillent d’avoir une meilleure prise sur le marché du travail. Les familles canadiennes sont présentement confrontées à une crise nationale massive des services de garde à l’enfance parce que le gouvernement conservateur a démantelé les ententes sur les services de garde et les transferts fédéraux pour les services de garde sont en train de s’épuiser.

« Investir de l’argent dans un programme public de services de garde à l’enfance créerait des milliers d’emplois dans un secteur à dominance féminine et assurerait que les femmes ne soient pas pénalisées par la maternité en permettant d’avoir accès au marché du travail », a dit Sue Calhoun de la Fédération canadienne des clubs de femmes de carrières commerciales et professionnelles.

Le refus des Conservateurs de mettre en application une réforme de l’assurance-emploi à un moment où les taux de chômage sont élevés signifie que les femmes qui perdent leur emploi pendant la récession sont encore plus susceptibles que les hommes de ne pas pouvoir avoir accès à l’assurance-emploi. Deux femmes sur trois qui contribuent à l’assurance-emploi ne sont pas admissibles pour en recevoir. Aussi, la plupart des femmes ne sont pas dans une position qui leur permettrait de bénéficier des réductions fiscales et des mesures incitatives censées stimuler la reprise économique, comme les crédits à la rénovation résidentielle

De plus, la récente adoption du projet de loi C-10 par les Conservateurs a érodé le droit à l’équité salariale pour les travailleuses du secteur public. « Cela ne va pas aider les femmes qui luttent contre la crise économique, bien au contraire ! », a affirmé Aalya Ahmad de la Coalition spéciale. « Nous l’avons déjà dit : le bilan de ce gouvernement montre qu’il s’oppose délibérément aux mesures visant à faire avancer l’égalité économique de la moitié de la population. » 

- 30 -
HAUT
 
La Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la  personne - lettre
le 20 janvier 2009
Cher Monsieur Harper

Cabinet du Premier ministre

Cher Monsieur Harper,

En préparation du prochain budget, la Coalition spéciale pour l'égalité des femmes et les droits de la personne souhaite attirer votre attention sur des mesures budgétaires qui favoriseraient l'égalité des femmes au Canada et donc contribueraient à renforcer l'économie du pays.

Des femmes partout au pays sont très préoccupées par la proposition de M. Flaherty dans son énoncé économique de novembre selon laquelle il veut faire de l'équité salariale un sujet de négociation entre les employeurs et les syndicats. Jusqu'à ce jour, le gouvernement n'a pas écarté cette intention.

La Coalition spéciale pour l'égalité des femmes vous demande instamment de vous opposer à une telle proposition dans le prochain budget. Au XXIe siècle, l'égalité des femmes n'est pas et ne devrait jamais être un sujet de négociation. Il est irresponsable de continuer d'imposer des salaires discriminatoires à la moitié de la population en refusant de voir la solution, surtout en période de crise économique. Un salaire égal pour un travail de valeur égale est l'un des principes fondamentaux d'une économie saine et il peut devenir réalité en adoptant une loi proactive sur l'équité salariale comme l'a recommandé le Groupe de travail sur l'équité salariale 2004.

Les parents canadiens ont besoin d'un programme national de garde d'enfants qui répond aux principes QUAD, c'est-à-dire qui est axé sur la qualité, l'universalité et l'accessibilité et qui assure le développement de l'enfant. Améliorer l'accès au marché du travail, particulièrement en assurant des services fiables de garde d'enfants, ne peut qu'aider une économie chancelante. À l'heure actuelle, beaucoup de femmes qui veulent travailler doivent rester à la maison ou sont sous-employées à cause de la forte augmentation des coûts des services de garde et du manque de places en garderie.

Une allocation mensuelle ne peut pas remplacer un programme de garde d'enfants qui permet de faire de vrais choix. Nous pouvons et nous devons faire mieux pour nos familles. La Coalition spéciale pour l'égalité des femmes vous incite à favoriser la stabilité à long terme de l'économie en réclamant un programme de garde d'enfants et d'éducation de la petite enfance de qualité qui peut convenablement aider au développement de nos enfants.

Les femmes sont particulièrement vulnérables en cette période de crise économique. Beaucoup n'ont pas accès à l'assurance-emploi, et le peu d'aide que peuvent recevoir celles qui y sont admissibles est insuffisant pour leur permettre de survivre pendant une période de chômage. Les femmes paient des cotisations d'assurance-emploi, mais la plupart d'entre elles ne sont pas admissibles aux prestations. Les femmes comptent pour 70 % des personnes qui travaillent à temps partiel et pour près des deux tiers des personnes qui travaillent au salaire minimum au Canada. Une personne dont le revenu est bien inférieur au seuil de la pauvreté ne peut pas vivre avec 55 % de son salaire, même pour une courte période. Pour stimuler l'économie et prévenir la pauvreté, il faut dans le prochain budget améliorer l'accès à l'assurance-emploi et augmenter le niveau des prestations pour les personnes qui travaillent à temps partiel, à contrat ou à leur propre compte.

Enfin, la coalition vous encourage à veiller à ce que le plan de relance de l'économie prévoie des investissements dans l'infrastructure sociale. L'infrastructure sociale stimule la vraie économie, et non l'économie spéculative, en créant des emplois et non en accordant aux chefs d'entreprises des primes et des réductions d'impôts généralisées. L'infrastructure sociale peut offrir des programmes de logement abordable et de lutte contre la pauvreté, favoriser les technologies vertes et les mesures de protection de l'environnement et améliorer les conditions de vie des Premières Nations sur leurs territoires et des Autochtones dans l'ensemble du pays, surtout les femmes autochtones qui sont touchées par la pauvreté et la violence d'une manière disproportionnée. Tout plan de relance qui n'accorderait aucune place à l'infrastructure sociale manquerait de vision et abandonnerait les contribuables canadiens. L'infrastructure sociale peut contribuer à la création d'emplois et au renforcement de l'économie, non seulement pendant la présente crise financière, mais aussi dans l'avenir.

La Coalition spéciale pour l'égalité des femmes et les droits de la personne vous remercie de votre considération.

CC :
Michael Ignatieff
Jack Layton
Gilles Duceppe
Elizabeth May
Helena Guergis
Maria Minna
Nicole Demers
Irene Mathyssen

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La Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la  personne - communiqué
le 4 décembre 2008
Des personnes militant pour l'accès des femmes à l'égalité ont confirmé qu'elles appuient le gouvernement de coalition pendant des rassemblements de soutien tenus dans les différentes parties du pays aujourd'hui.
 

OTTAWA, le 4 décembre 2008 - Des personnes militant pour l'accès des femmes à l'égalité ont confirmé qu'elles appuient le gouvernement de coalition pendant des rassemblements de soutien tenus dans les différentes parties du pays aujourd'hui.

"Nous avons lu soigneusement l'accord politique et nous avons écouté ce que les partis avaient à dire au sujet de leurs projets", a déclaré Gisèle Pageau, du Syndicat des communications, de l'énergie et du papier. "Nous pouvons dire avec assurance que ce gouvernement de coalition est bon pour les femmes."

Le gouvernement de coalition entre le Parti libéral et le NPD, qui est appuyé par le Bloc, a pris plusieurs engagement sur des politiques intéressant particulièrement les femmes qui ont été supprimées ou négligées par le gouvernement minoritaire Harper. Ces politiques comprennent les suivantes :

- améliorer les prestations pour enfants et instaurer un programme d'éducation et de garde des jeunes enfants
- éliminer la période d'attente de deux semaines à l'égard des prestations d'assurance-emploi et garantir que tous les revenus tirés des cotisations à l'a.-e. serviront à fournir des prestations et de la formation aux travailleurs et aux travailleuses
- investir dans l'infrastructure, y compris dans les communautés des premières nations, inuites et métis
- assurer un soutien du revenu aux travailleurs et travailleuses âgés pour faciliter leur transition à la retraite
- soutenir la culture en annulant les compressions budgétaires du gouvernement Harper

"Après avoir lutté contre le programme anti-égalité du gouvernement Harper pendant deux années, nous sommes ravies de voir proposer ces politiques" a indiqué Aalya Ahmad, de la Coalition spéciale pour l'égalité des femmes et les droits de la personne. "Actuellement, les femmes ont moins d'accès à l'a.-e., sont plus susceptibles d'occuper des emplois précaires et se font pénaliser sur le marché du travail quand elles n'ont pas accès à des services de garde d'enfants. Les nouvelles mesures donneront aux femmes une protection dont elles ont grand besoin pour ne pas payer le prix de la crise économique."

Bien que l'équité salariale n'ait pas été mentionnée expressément dans l'accord du gouvernement de coalition, les militantes pour les droits des femmes disent qu'elles disposent d'engagements antérieurs des trois partis de l'opposition en vue de la mise en ouvre des recommandations de 2004 du Groupe de travail sur l'équité salariale. La proposition faite dans l'énoncé économique du gouvernement Harper pour que les femmes ne puissent pas présenter des plaintes pour l'équité salariale a été jugée aberrante par bien des Canadiens et des Canadiennes.

Après avoir pris le pouvoir en 2006, le gouvernement minoritaire Harper n'a pas tardé à réduire le financement de Condition féminine Canada et à annuler les ententes conclues avec les provinces sur les services de garde d'enfants, même s'il s'était engagé avant les élections à respecter la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW). Quand ils ont été invités par les organisations de femmes à renouveler leur engagement en vertu de la CEDAW en 2008, tous les partis de l'opposition ont signé. Le gouvernement Harper ne s'est même pas donné la peine de répondre. C'est pour ces raisons que les militantes pour les droits des femmes ne s'étonnent guère des positions actuelles du premier ministre.

"En tant que travailleuse de garderie, je vois un petit garçon qui ne peut pas partager le bas à sable et qui cherche à intimider les autres enfants, et particulièrement les fillettes", dit Rachel Besharah, du SCFP. "Les femmes n'ont tout simplement pas confiance en la capacité de M. Harper de travailler avec les autres en raison de ses antécédents de non-collaboration avec nous."

Les allusions fréquentes des Conservateurs au fait de "coucher avec des séparatistes" ont mis les groupes de femmes en colère. "Il est à espérer que les Canadiens et les Canadiennes ne se laisseront pas berner par ces atteintes au Bloc visant à semer la désunion", a dit Jessica Notwell, du Conseil pan- canadien du développement économique communautaire des femmes.

"Nous sommes heureuses d'avoir l'occasion d'appuyer un gouvernement qui ne menace pas sans cesse les droits à l'égalité des femmes."

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La Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la  personne - communiqué
le 3 décembre 2008

Les Conservateurs ont tort de demander des protestations contre le gouvernement de coalition   le jour marquant la revendication de mettre fin à la violence faite aux femmes, selon les groupes de femmes

 

Les groupes de femmes sont indignés que les manifestations de soutien du gouvernement Harper soient prévues pour le 6 décembre, qui est la Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes. "C'est un rappel en temps opportun qu'un gouvernement de coalition sera plus favorable aux femmes", a déclaré Jessica Notwell, du Conseil pan-canadien du développement économique communautaire des femmes.

Le 6 décembre marque l'anniversaire du jour, en 1989, où un homme qui disait haïr les "féministes" a abattu quatorze jeunes femmes à l'École polytechnique de Montréal. Déclarée journée spéciale par le Parlement en 1991, le 6 décembre est une occasion de réfléchir et d'agir pour mettre un terme à la violence faite aux femmes dans notre société.

Le fait que le gouvernement demande d'appuyer M. Harper ce jour-là laisse de nombreuses femmes incrédules. Bien que la majorité des rassemblements d'appui de la coalition proposée soient prévus pour le 4 décembre, des événements pro- coalition doivent également se dérouler à Montréal et à Toronto le 6 décembre. Toutefois, les femmes disent qu'il n'y a pas de conflit avec la coalition. Cependant, elles trouvent à redire aux efforts d'autopromotion d'un gouvernement qui tente méthodiquement de faire dérailler les droits à l'égalité des femmes.

"C'est le gouvernement qui a affamé Condition féminine Canada, éliminé le financement des activités de défense de cause et retiré le mot 'égalité' du mandat du Programme de promotion de la femme", a indiqué Gisèle Pageau, du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier. "C'est le gouvernement qui a mis au rancart le programme universel de services de garde à l'enfance et qui entend maintenant faire marche arrière en matière d'équité salariale alors que les femmes gagnent encore en moyenne 71 cents par dollar que gagnent les hommes. Il ne mérite pas notre appui."

"Si nous voulons vraiment mettre fin à la violence faite aux femmes, nous devons reconnaître qu'il nous faut de forts services de défense de cause, des logements à prix abordable, l'équité salariale et des services appropriés de garde d'enfants", a dit Rhonda Roffey, de Women's Habitat. "Et nous savons que Stephen Harper ne nous donnera pas cela."

La coalition composée des Libéraux et du NPD, avec l'appui du Bloc, s'est engagée à appuyer la mise en oeuvre des recommandations du Groupe de travail sur l'équité salariale. De plus, l'accord signé par les partis améliorerait les options en matière de services de garde d'enfants et l'accès des femmes à l'a.- e.
La Coalition spéciale pour l'égalité des femmes et les droits de la personne The Ad Hoc Coalition for Women's Equality and Human Rights "Nous croyons que le gouvernement de coalition prendra des mesures pour réparer les dommages appréciables causés par le gouvernement minoritaire Harper", a dit Aalya Ahmad, de la Coalition spéciale pour l'égalité des femmes et les droits de la personne. "C'est pour cela que vous verrez des organisations de femmes se prononcer en faveur de la coalition cette semaine. La perspective d'un gouvernement de coalition donne nettement de l'espoir aux femmes."

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La Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la  personne - communiqué
le 18 novembre 2008
Des représentantes de groupes de femmes à travers le pays lancent un vigoureux message au nouveau Parlement: les femmes vous observent
 

OTTAWA, le 18 nov. 2008 - "Stephen Harper prétend avoir comblé l'écart de genre au même moment où le Forum économique mondial montre que les femmes au Canada tirent de l'arrière", affirme Susan Russell de la Fédération canadienne des femmes diplômées des universités. Le Canada a récemment chuté dramatiquement dans l'analyse du Forum économique mondial réalisée sur l'écart entre les hommes et les femmes de 130 pays, reculant de la 18e à la 31e position, quatre rangs derrière les États-Unis.

"Le fait de placer quelques femmes au Cabinet donne une bonne impression de Stephen Harper, mais cela ne résout pas l'inégalité des femmes au Canada", a dit Aalya Ahmad de la Coalition spéciale pour l'égalité des femmes et les droits de la personne. La note accordée par le Forum économique mondial sur l'écart de genre au Canada est de 71 p. cent, ce qui représente le pourcentage moyen que les femmes canadiennes gagnent pour chaque dollar gagné par leurs vis- à-vis masculins, selon le rapport d'un groupe de travail fédéral mis en veilleuse depuis 2004.

Ignorer l'enjeu de l'équité salariale est l'un des nombreux gestes qui ont fâché les femmes depuis que le gouvernement minoritaire conservateur a pris le pouvoir en 2006. Les conservateurs de Stephen Harper ont aussi annulé les ententes sur les services de garde, qui auraient permis d'instaurer un programme universel de services de garde, et ont considérablement réduit le financement de Condition féminine Canada, tout en supprimant le mot "égalité" de son mandat.

"Avec la crise économique mondiale qui préoccupe tout le monde, nous ne pouvons oublier que le refus d'implanter des services de garde appropriés et de confronter l'enjeu de l'équité salariale sont des décisions économiques", a dit Sue Calhoun du Business and Professional Women Canada. "Comment pouvons-nous faire confiance à ce gouvernement pour affronter une crise économique, alors que son bilan montre qu'il s'oppose à des mesures visant à faire progresser l'égalité économique de la moitié de la population ?"

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La Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la  personne - communiqué
le 10 novembre 2008

"Ce prix n'a pas été conçu pour lui" : des groupes de femmes sont préoccupés que l'organisme Condition féminine Canada ait accordé un honneur historique à un entrepreneur masculin de la mode

 

OTTAWA, le 10 nov. /CNW Telbec/ - Des organisations de femmes à travers le Canada ont exprimé leurs préoccupations lorsqu'elles ont appris que le Prix du Gouverneur général en commémoration de l'affaire "personne" de cette année, créé pour les jeunes, a été attribué à Ben Barry, pdg de l'agence Ben Barry Inc., une agence de mannequins de Toronto.

M. Barry est le premier homme à recevoir cet honneur depuis que les prix ont été créés en 1979 (le Prix des jeunes a été lancé en 2000).

Les prix commémorent la lutte historique des "cinq femmes célèbres" qui se sont battues pour que les femmes canadiennes soient légalement reconnues comme des "personnes". Nellie McClung, Irene Parlby, Louise McKinney, Emily Murphy et Henrietta Muir Edwards ont remporté une victoire déterminante pour les droits des femmes en 1929 lorsque la plus haute cour du Canada à l'époque a statué : "Aux personnes qui se demandent si le mot 'personne' doit comprendre les femmes, la réponse est évidente, pourquoi pas ?" L'affaire "personne" est célébrée par les féministes canadiennes pour avoir pavé le chemin des droits à l'égalité, tels que le droit de vote et le droit d'exercer des fonctions officielles.

Pour cette raison, plusieurs remettent en question la décision du comité de sélection de Condition féminine Canada d'inclure M. Barry parmi le groupe de militantes féminines ayant reçu le prix cette année. Une des objections a trait au fait que le travail de M. Barry ne fait pas avancer l'égalité des femmes dans la perspective voulue par le Prix du Gouverneur général en commémoration de l'affaire "personne". Selon l'appel de mise en candidature, les prix sont sensés "reconnaître les gens qui travaillent sans relâche à la promotion de l'égalité des filles et des femmes au Canada". "Le mot 'égalité' ne fait pas partie de son discours", a affirmé Bonnie Diamond, une ancienne récipiendaire du prix, à propos d'une entrevue accordée par M. Barry à la CBC à la suite de l'annonce du prix.

"Je n'ai jamais entendu une femme recevoir ce prix et ne pas faire allusion à l'histoire de l'affaire 'personne' et du combat plus large pour les droits des femmes."
Une autre préoccupation exprimée a trait au fait que le comité de sélection ait ignoré de jeunes femmes militantes en faveur de M. Barry. "Qu'en est-il des fondatrices de Miss G (un groupe qui revendique l'histoire du mouvement des femmes dans les programmes des écoles secondaires) ?", a demandé Susan Russell de la Fédération canadienne des femmes universitaires. Pamela Harrison de la Transition House Association de la Nouvelle-Écosse partage le même point de vue. "Je considère extrêmement difficile de penser qu'il n'y a pas des centaines, voire des milliers de femmes qui n'ont pas fait des contributions remarquables à l'avancée des femmes au Canada."

La sélection de la candidature de M. Barry peut être liée aux changements apportés à Condition féminine Canada par le gouvernement conservateur anti- féministe de Stephen Harper. En 2006, le gouvernement de Harper a enragé les femmes à travers le Canada en retirant le mot 'égalité' du mandat de l'organisation pour le remplacer par "participation à la société". Pour plusieurs femmes, la sélection de M. Barry est encore un autre exemple de la façon dont Condition féminine Canada a été minée par les coupures de Stephen Harper : une décision qui dément l'affirmation de Harper d'avoir comblé l'écart de genre lors des élections précédentes.
"L'enjeu n'est pas de commémorer l'affaire 'personne', mais de faire avancer le programme du gouvernement de Harper visant à rendre invisibles les inégalités subies par les femmes et à empêcher l'évolution du féminisme", a affirmé Aalya Ahmad de la Coalition spéciale pour l'égalité des femmes et les droits de la personne, une organisation-cadre de groupes de femmes qui a été formée en réaction aux coupures.

"Nous ne remettons pas en question le principe qu'un homme puisse travailler pour l'égalité des femmes. Mais ce prix n'a pas été créé pour l'objectif que tente d'atteindre la nouvelle Condition féminine Canada de Stephen Harper. M. Barry a, de bon droit, reçu ailleur des reconnaissances pour son travail. Cette reconnaissance particulière ne lui correspond pas vraiment."

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La Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la  personne - communiqué
le 2 octobre 2008
Le débat des chefs doit aborder les préoccupations des femmes
 

Ottawa, 2 octobre 2008 – Les partisanes de l’égalité des femmes s’attendent à ce que les chefs des partis abordent les questions soulevées par des femmes de partout au pays à l’occasion du débat de ce soir.

« Nous allons évaluer la prise de position des chefs sur les grandes questions que sont les garderies, l’équité salariale, le financement de la recherche et des activités de défense des intérêts des femmes, ainsi que du Programme de contestation judiciaire », déclare Bonnie Diamond, de l’Alliance féministe pour l’action internationale et porte-parole de la Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la personne.

La Coalition publie aujourd’hui une série de feuillets d’information pour les femmes dans le contexte des élections fédérales sur le site www.egalitedesfemmes.ca . La Coalition a également soumis une série de questions sur d’importants enjeux pour les femmes aux chefs des différents partis fédéraux.

« Ce débat perdra de sa validité si les enjeux touchant 51 % de la population – en l’occurrence les femmes – n’y sont pas abordés », signale Jessica Notwell du Canadian Women’s CED Council et membre de la Coalition.

Les femmes ont été systématiquement sous-représentées au sein du Parlement. Il est temps que tous les partis politiques prennent des mesures pour corriger cette lacune et faire en sorte que les enjeux d’importance capitale pour les femmes soient examinés.

Au cours des derniers mois, les femmes ont été grandement préoccupées par plusieurs projets de loi d'initiative parlementaire visant à restreindre les droits à l’avortement. « Nous étions consternées que le projet de loi C-484 franchisse l’étape de la deuxième lecture, lequel a reçu l’appui de la majorité des députés conservateurs de la Chambre, en mars dernier, déclare Ghislaine Sirois, de l’Action ontarienne contre la violence faite au femmes. Des mesures axées sur la loi et l’ordre ne constituent pas une solution à la violence contre les femmes. »

« Les femmes ont besoin de politiques qui viennent renforcer l’égalité et veulent des programmes sociaux et économiques qui soutiennent leur autonomie et leur permettent de quitter des partenaires abusifs, sans vivre pour autant dans une extrême pauvreté », déclare Kate McInturff, de Peacebuild, parlant pour la Coalition.

Des représentantes de plusieurs organisations de femmes se réuniront à Ottawa le 2 octobre, au 260, rue Dalhousie, pièce 303, pour regarder le débat des chefs. Elles feront part de leurs commentaires et répondront aux questions des médias.

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La Coalition spéciale pour l’égalité des femmes et les droits de la personne est un organisme qui regroupe 25 organisations représentant des femmes de partout au Canada. Elle a été créée en 2007 pour lutter contre les mesures défavorables aux droits des femmes prises par le gouvernement du Canada.
 
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